Bennett : sous ma direction, pas d’annexion ni de création d’État palestinien
Rechercher

Bennett : sous ma direction, pas d’annexion ni de création d’État palestinien

Le Premier ministre a déclaré qu'il poursuivra la "croissance naturelle" dans les implantations et promet que Jérusalem ne sera que la capitale d'Israël

Naftali Bennett, chef du parti Yamina, lors d'une conférence du site d'information Srugim au-dessus du village bédouin de Cisjordanie Khan al-Ahmar, le 21 mars 2021. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)
Naftali Bennett, chef du parti Yamina, lors d'une conférence du site d'information Srugim au-dessus du village bédouin de Cisjordanie Khan al-Ahmar, le 21 mars 2021. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)

WASHINGTON (JTA) – Avant sa première rencontre en tant que Premier ministre avec le président américain Joe Biden, Naftali Bennett a déclaré qu’il n’annexerait pas le territoire de la Cisjordanie et ne permettrait pas qu’il devienne un État palestinien.

Bennett a déclaré au New York Times dans une interview publiée mardi – la veille de son arrivée à Washington – que la composition mixte de son gouvernement de coalition signifiait que des mesures diplomatiques drastiques dans l’une ou l’autre direction n’étaient pas envisageables pour le moment.

« Ce gouvernement n’annexera pas et ne formera pas d’État palestinien, tout le monde comprend cela », a-t-il déclaré. « Je suis le Premier ministre de tous les Israéliens, et ce que je fais maintenant, c’est de trouver un terrain d’entente – sur la façon dont nous pouvons nous concentrer sur ce sur quoi nous sommes d’accord. »

Le prédécesseur de Bennett, Benjamin Netanyahu, a failli déclencher une crise en 2020 entre Israël et les démocrates du Congrès lorsque le parti – y compris certains de ses membres les plus pro-israéliens – l’a averti que l’annexion de certaines parties de la Cisjordanie nuirait aux relations américano-israéliennes. Netanyahu avait envisagé l’annexion selon les termes d’un accord de paix avancé par l’administration Trump mais rejeté par les Palestiniens.

Bennett a déclaré qu’il poursuivrait l’expansion « naturelle » dans les implantations juives en Cisjordanie. Le dirigeant israélien n’a pas voulu dire s’il tenterait de bloquer le projet de Biden de rouvrir un consulat à Jérusalem dédié aux Palestiniens, qui avait été fermé par le président Donald Trump.

Il a toutefois déclaré que Jérusalem ne serait jamais que la capitale d’Israël – sa seule remarque catégorique dans l’interview. Même le plan de Trump n’excluait pas une capitale palestinienne dans la banlieue de la ville.

Le Premier ministre israélien Naftali Bennett préside la réunion du cabinet à Jérusalem, le 22 août 2021. (Crédit : Gil Cohen-Magen/POOL via AP)

« Jérusalem est la capitale d’Israël », a déclaré Bennett. « Ce n’est pas la capitale d’autres nations ».

Bennett, comme Netanyahu, s’oppose aux efforts de Biden pour réintégrer l’accord sur le nucléaire iranien – Trump a abandonné l’accord de 2015 en 2018 – mais a déclaré qu’il ferait valoir son point de vue à Biden sans faire monter les tensions.

« Ce que nous devons faire, et ce que nous faisons, c’est former une coalition régionale de pays arabes raisonnables, avec nous, qui repoussera et bloquera cette expansion et ce désir de domination » de l’Iran, a-t-il déclaré au Times.

Netanyahu s’est ouvertement opposé à l’administration Obama lorsqu’elle a conclu l’accord et a exaspéré les démocrates en acceptant une invitation des républicains à s’exprimer au Congrès contre la politique iranienne du président Barack Obama. Bennett a déclaré qu’il éviterait de telles confrontations.

« Il y a une nouvelle dimension ici – trouver de nouvelles façons d’aborder les problèmes, être très réaliste, très pragmatique et être raisonnable avec ses amis », a-t-il déclaré.

En savoir plus sur :
C’est vous qui le dites...