Bennett soutient Netanyahu mais pas une éventuelle loi d’immunité
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Bennett soutient Netanyahu mais pas une éventuelle loi d’immunité

Le chef du parti HaYamin HaHadash promet de soutenir Netanyahu au poste de prochain Premier ministre, tout en rejetant soutenir toute loi pouvant lui accorder une immunité

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu (à droite) en compagnie du ministre de l'Éducation Naftali Bennett lors de la réunion hebdomadaire du cabinet à Jérusalem le 30 août 2016. (Crédit : Emil Salman/POOL)
Le Premier ministre Benjamin Netanyahu (à droite) en compagnie du ministre de l'Éducation Naftali Bennett lors de la réunion hebdomadaire du cabinet à Jérusalem le 30 août 2016. (Crédit : Emil Salman/POOL)

Dimanche, Naftali Bennett, chef du parti HaYamin HaHadash, a affirmé que son parti soutiendrait Benjamin Netanyahu en tant que prochain Premier ministre malgré l’annonce de jeudi du procureur général Avichai Mandelblit qu’il recommandait d’inculper Netanyahu pour corruption, dans l’attente d’une audition.

« Tant que le dossier d’inculpation finale n’est pas déposé, il n’y a rien à discuter, » a déclaré Bennett, partenaire de coalition de Netanyahu, à la Radio Israël. Nous dirons au président que nous recommandons Netanyhu pour former le gouvernement ».

Si un dossier d’inculpation était finalement déposé, HaYamin HaHadash se réunirait pour prendre une décision, a-t-il ajouté.

Pourtant, le ministre de l’Education a également dit que son parti ne soutiendrait pas une initiative appelant à adopter une loi rétroactive afin d’éviter à Netanyahu d’être jugé.

Le ministre de l’Education Naftali Bennett durant la cérémonie annonçant les lauréats de la fondation Wolf à la résidence du président à Jérusalem, le 16 janvier 2019 (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)

Une telle loi, surnommée « loi française », impliquerait qu’un Premier ministre en fonction ne pourrait pas faire l’objet de poursuites pour des crimes autres que des crimes sexuels, de violence, utilisation de drogue, et crimes liés à la sécurité, ou si une enquête pouvait nuire à la sécurité nationale ou à l’économie.

« Nous soutenons le principe et sommes prêts à envisager une loi qui ne soit pas rétroactive, » a déclaré Bennett, mais il a ajouté que son parti « ne soutiendra pas une loi qui affectera la situation actuelle ».

Jeudi, Mandelblit a annoncé que Netanyahu serait inculpé pour des malversations dans trois affaires distinctes qui le visent, dont une inculpation pour corruption dans l’enquête sur l’affaire Bezeq.

La décision constitue la première fois dans l’histoire d’Israël qu’un Premier ministre en fonction est visé par des accusations criminelles. Cela complique encore plus la campagne de réélection de Netanyahu.

Naftali Bennett s’est dit préoccupé par les sondages publiés après l’annonce de l’inculpation qui montrent que Benny Gantz, le rival de Netanyahu, jouit d’une plus grande popularité que Netanyahu. Les sondages indiquent que le parti du Likud pourrait être en incapacité de former une coalition de gouvernement après les élections du 9 avril.

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