Berlin appelle les pays du Golfe à partager la charge liée aux réfugiés
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Berlin appelle les pays du Golfe à partager la charge liée aux réfugiés

Frank-Walter Steinmeier souhaite que l'ensemble de la région prenne part à la crise des migrants

Frank-Walter Steinmeier (Crédit : Kuebi = Armin Kübelbeck/Domaine public/Wikimedia commons)
Frank-Walter Steinmeier (Crédit : Kuebi = Armin Kübelbeck/Domaine public/Wikimedia commons)

L’Allemagne a appelé lundi les Etats du Golfe à poursuivre leurs efforts en faveur des réfugiés, alors que ces pays ont été accusés de ne pas vouloir accueillir les personnes déplacées par le conflit syrien.

Ce que fait « l’Europe et en particulier l’Allemagne est suivi avec grand respect » dans l’ensemble du Moyen-Orient, a dit le chef de la diplomatie allemande Frank-Walter Steinmeier lors d’une visite en Arabie saoudite.

« Il a été en même temps démontré qu’ici aussi, en Arabie saoudite, est fournie une aide humanitaire et que les réfugiés (y) trouvent aussi un accueil », a-t-il ajouté, après un entretien avec le roi Salmane d’Arabie saoudite.

Accueillir plus de réfugiés « reste une décision qui revient à chaque pays », a répondu le ministre lorsqu’on lui a demandé si Ryad devait en accueillir davantage.

« Nous souhaitons bien entendu que l’ensemble de la région (du Golfe) (…), prenne part à l’assistance humanitaire des réfugiés », a déclaré M. Steinmeier.

Faisant face à de récentes critiques, des monarchies pétrolières du Golfe, dont l’Arabie saoudite et les Emirats arabes unis, avaient affirmé avoir fourni des centaines de millions de dollars ces dernières années au profit des réfugiés dans les pays voisins de la Syrie.

A la demande de savoir si la délicate question des droits de l’Homme en Arabie saoudite avait été abordée lors de ses entretiens, le ministre allemand a répondu « Bien entendu, nous avons abordé ici aussi la situation des droits de l’Homme ».

« Nous avons aussi discuté de cas individuels, dont celui » du blogueur Raef Badawi condamné à 10 ans de prison et à 1.000 coups de fouet, a-t-il dit.

« Mais comprenez que nous menons ces entretiens avec nos interlocuteurs de façon confidentielle » et que « nous attendons des progrès ».

Selon lui, « il est nécessaire de discuter avec les partenaires difficiles ».

« Celui qui refuse de parler avec l’Iran et l’Arabie saoudite ne peut pas faire valoir qu’il attend une solution pour la Syrie », a conclu le responsable allemand.

Avant Ryad, M. Steinmeier s’était rendu à Téhéran.

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