Israël en guerre - Jour 142

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Berlin veut que l’UE discute de sanctions contre les résidents d’implantions violents

Washington a annoncé l'imposition de sanctions sous la forme de restrictions de visas et la Belgique a suivi

Une image qui semble montrer des résidents d'implantations masqués près du village de Qusra en Cisjordanie, le 11 octobre 2023. (Crédit : Capture d'écran X ; utilisée conformément à l'article 27a de la loi sur les droits d'auteur)
Une image qui semble montrer des résidents d'implantations masqués près du village de Qusra en Cisjordanie, le 11 octobre 2023. (Crédit : Capture d'écran X ; utilisée conformément à l'article 27a de la loi sur les droits d'auteur)

Berlin a salué mercredi la décision des Etats-Unis de sanctionner des Israéliens accusés d’attaques contre des Palestiniens et appelé l’Union Européenne à envisager à son tour d’éventuelles sanctions.

« Nous pensons qu’il est important de faire avancer ce débat au niveau européen également », a déclaré un porte-parole du ministère des Affaires étrangères Sebastian Fischer, lors d’une conférence de presse régulière.

Berlin « participe activement à ces discussions en vue du Conseil Affaires étrangères de l’UE lundi », a-t-il ajouté.

Saluant la décision américaine, la diplomatie allemande a de nouveau condamné « l’extension des colonies israéliennes dans les territoires palestiniens occupés » et « la violence des colons à l’encontre des communautés palestiniennes ».

« Nous ne cessons d’appeler Israël à protéger les Palestiniens des activités des colons extrémistes et à faire en sorte que les responsables rendent des comptes », a souligné M. Fischer qualifiant d' »inacceptable » l’augmentation des violences en Cisjordanie, depuis le début de la guerre entre Israël et le Hamas dans la bande de Gaza, le 7 octobre.

Les Etats-Unis ont annoncé mardi l’imposition de sanctions contre des résidents d’implantations juifs accusés d’attaques contre des Palestiniens, sous la forme de restrictions de visas et la Belgique a suivi.

Le Premier ministre belge Alexander De Croo prend la parole lors du Segment de Haut Niveau pour les Chefs d’État et de Gouvernement lors du sommet sur le climat des Nations Unies à Dubaï le 2 décembre 2023. (Crédit : Giuseppe CACACE / AFP)

Début novembre, le Premier ministre belge Alexander De Croo avait souhaité que l’Union européenne examine la possibilité d’interdire l’accès à son territoire à certains israéliens « extrémistes » responsables de violences contre des Palestiniens.

De Croo a écrit jeudi que la « violence contre les civils aura des conséquences, et les colons extrémistes en Cisjordanie seront interdits d’entrée en Belgique. »

« Nous travaillerons avec les États-Unis sur des sanctions ciblant les personnes impliquées dans des actions qui sapent la paix, la sécurité et la stabilité en Cisjordanie », a-t-il écrit sur X dans un message accompagné d’une vidéo de son discours à l’Université de Gand plus tôt dans la journée.

« Depuis les atroces attaques du 7 octobre, le gouvernement belge a défendu le droit d’Israël à défendre sa propre population, la tâche principale de tout gouvernement. Mais dès le premier jour, nous avons également demandé de la retenue, la libération de tous les otages, et le respect du droit international humanitaire et d’un accès humanitaire sans entrave », a-t-il déclaré.

« Quand des civils innocents à Kyiv ou à Gaza sont tués, nous devons parler si nous voulons que nos voix soient crédibles », déclare-t-il, ajoutant que ce ne sont pas seulement les mots qui comptent.

De Croo annonce que les « colons extrémistes en Cisjordanie seront interdits d’entrée en Belgique » et promet que la Belgique collaborera avec les États-Unis « sur ces mesures de sanctions » et « poussera l’Union européenne à faire de même ».

Un responsable israélien a déclaré au Times of Israel le mois dernier que le gouvernement a intensifié ses activités pour lutter contre la violence des résidents d’implantations, qu’il affirme être le faits d’un « noyau » d’extrémistes, au maximum quelques centaines de personnes. Plusieurs arrestations ont effectivement eu lieu ces dernières semaines.

Selon les estimations militaires, la grande majorité des 200 Palestiniens tués en Cisjordanie depuis le 7 octobre l’ont été lors de heurts au cours de raids d’arrestation. Environ 60 % d’entre eux, selon des données consultées par le Times of Israel, étaient armés d’une arme à feu ou d’un engin explosif.

L’armée israélienne a connaissance d’au moins trois cas de Palestiniens non impliqués tués par des troupes au cours des dernières semaines, ainsi que de quelques cas de résidents d’implantations tuant des Palestiniens, qui font encore l’objet d’une enquête.

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