Bernard-Henri Lévy apporte son soutien au roi du Maroc
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Bernard-Henri Lévy apporte son soutien au roi du Maroc

Mohammed VI "ne se contente pas, ce jour-là, de déclarer la guerre aux djihadistes. Il la leur annonce, cette guerre," indique le phoilosophe

Bernard-Henri Levy à l'université de Tel Aviv en 2011 (Crédit : CC BY-SA Itzike, Wikipedia)
Bernard-Henri Levy à l'université de Tel Aviv en 2011 (Crédit : CC BY-SA Itzike, Wikipedia)

Dans un tribune intitulée « Vive le roi ! » publiée sur le site La Règle du jeu, Bernard-Henri Lévy revient sur le discours su Roi du Maroc Mohammed VI, prononcé le 21 août dernier, à l’occasion de la commémoration de la Révolution du roi et du peuple.

Ce discours était un appel clair pour lutter contre le radicalisme islamiste, et plus particulièrement contre l’Etat islamique.

« Face à la prolifération des obscurantismes répandus au nom de la religion, tous, musulmans, chrétiens et juifs, doivent dresser un front commun pour contrecarrer le fanatisme, la haine et le repli sur soi sous toutes les formes », plaidait Mohamed VI dans son discours.

« Ceux qui incitent au meurtre et à l’agression, qui excommunient indûment les gens et qui font du Coran et de la sunna (paroles et actes du prophète Mahomet) une lecture conforme à leurs intérêts, ne font que colporter le mensonge au nom de Dieu et du prophète », a souligné le roi : « c’est cela la vraie mécréance ».

« Les terroristes qui agissent au nom de l’islam sont des individus égarés condamnés à l’enfer pour toujours », avait-t-il renchéri. « Ils instrumentalisent certains jeunes musulmans, plus particulièrement en Europe, et exploitent leur méconnaissance de la langue arabe et de l’islam véridique pour relayer leurs messages erronés et leurs promesses dévoyées ».

Dans sa tribune le philosophe français, Bernard-Henri Lévy, a indiqué que l’acte du roi était unique sur la scène internationale, Mohammed VI ayant été le seul souverain à intervenir publiquement sur cette question du terrorisme islamisque.

« Il ne se contente pas, ce jour-là, de déclarer la guerre aux djihadistes. Il la leur annonce, cette guerre, sur terre et dans les cieux. Il les met hors la loi, non seulement des hommes, mais de Dieu, » indique Bernard-Henri Lévy.

Le philosophe rappelle le statut spécial du roi du Maroc qui donne un relief différent à ses déclarations. « Ce chef d’Etat-ci n’est pas un chef d’Etat comme un autre et son statut très spécial dans le monde arabe sunnite, ses titres de « monarque chérifien » et de « Commandeur des croyants », sa qualité, enfin, de « descendant du Prophète », donnent à la moindre de ses déclarations une portée qu’elle n’aurait dans la bouche d’aucun autre. »

Bernard-Henri Lévy pointe également l’intelligence de ce discours. Le roi en se plaçant sur le même terrain en faisant appel au Coran, à ses interprétations et à sa portée, détruit la réthorique terroriste en précisant en quoi la propagande de l’Etat islamique est en opposition avec les valeurs musulmanes.

« Il assèche la source de la légitimité dont se prévalaient les fous de Dieu ; il les isole au sein d’une communauté de croyants dont ils ne sont plus que des excroissances lamentables », a déclaré le philosophe.

Ce dernier salue la prise de position sans ambiguité du roi. « On peut, comme la quasi-totalité des chefs d’Etat musulmans et non musulmans, répéter jusqu’à satiété qu’il n’y a « aucun lien » entre l’islamisme et l’islam. Mohammed VI fait l’inverse. Il reconnaît le lien et le tranche. »

Dans son discours le roi s’adresse directement à toute la communauté marocaine et à tous les sunnites.

Bernard-Henri Lévy conclut sa tribune en espérant que d’autres pays prennent le même chemin que Mohammed VI contre « la secte des amis du crime ».

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