Bezalel Smotrich appelle à la fin de la « coercition laïque folle »
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Bezalel Smotrich appelle à la fin de la « coercition laïque folle »

L'extrémiste promet de légiférer contre les tentatives de "rééducation du public religieux" après que la ville de Holon a été forcée d'organiser un événement mixte pour Yom HaShoah

Le député de l'Union nationale, Bezalel Smotrich, à la Cour suprême de Jérusalem, le 27 mars 2019. (Yonatan Sindel/Flash90)
Le député de l'Union nationale, Bezalel Smotrich, à la Cour suprême de Jérusalem, le 27 mars 2019. (Yonatan Sindel/Flash90)

Mercredi, Bezalel Smotrich, député radical de l’Union des partis de droite, a appelé à mettre un terme à la « coercition laïque folle et fondamentaliste », après que la municipalité de Holon a dû modifier l’organisation d’un événement pour Yom HaShoah où hommes et femmes étaient séparés.

L’événement officiel de mercredi soir à la municipalité, avec la présence du maire, devait séparer hommes et femmes. Et cela en dépit du fait qu’une telle séparation soit interdite lors d’événements officiels de l’Etat.

C’est ce qui a conduit l’assistante du procureur général, Dina Zilber, à ordonner à la ville, mardi, d’annuler la séparation prévue. La municipalité a expliqué que l’événement était prévu pour un public très largement religieux, mais a toutefois respecté la directive.

Smotrich, qui dirige le parti de l’Union nationale membre de l’Union des partis de droite et figure à la deuxième place sur la liste de l’alliance, a déclaré : « Voici une autre raison pour laquelle je veux le portefeuille de la justice [dans le prochain gouvernement] – pour mettre un terme à la coercition laïque folle et fondamentaliste de Dina Zilber, qui veut rééduquer avec condescendance le public religieux et l’empêcher de tenir des événements en accord avec ses croyances religieuses ».

Il a dit qu’il prévoyait de proposer une loi dans le prochain gouvernement pour autoriser une séparation des sexes pour des raisons religieuses.

La législation actuelle interdit la discrimination basée sur le sexe même si elle autorise la séparation sous certaines conditions, comme dans le cas d’un groupe avec besoins religieux spécifiques.

Smotrich a déclaré que Zilber choisissait une interprétation « très militante » de la loi.

La vice-procureure générale Dina Zilber s’exprime durant une réunion de la commission de l’Education, de la Culture et des sports à la Knesset, le 6 novembre 2018 (Crédit : Hadas Parush/Flash90)

En mars, le rabbin Aviezer Filtz, une importante personnalité ultra-orthodoxe, avait comparé Israël à l’Allemagne nazie à cause de l’incapacité de l’Etat juif à reconnaître l’importance de la séparation entre les hommes et les femmes en public.

« Même les nazis, puissent leurs noms être effacés, comprenaient qu’il fallait y avoir des logements séparés pour les femmes et les hommes, mais ici [en Israël], c’est interdit ! », s’était-il emporté.

La Treizième chaîne a annoncé en mars que le ministre de l’Education Naftali Bennett avait décidé d’autoriser plus de séparation dans le milieu universitaire sous la pression de la communauté ultra-orthodoxe qui y est favorable.

Cette mesure avait entraîné des critiques à l’égard de Bennett de la part des milieux laïcs.

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