Biden confirme choisir Merrick Garland comme ministre de la Justice
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Biden confirme choisir Merrick Garland comme ministre de la Justice

Merrick Garland, 68 ans, est actuellement chef de la cour d'appel de Washington, une instance réputée pour l'importance des dossiers qui y passent

Le juge Merrick Garland, candidat à la Cour suprême des États-Unis, avant une réunion avec le sénateur américain Benjamin Cardin au Capitole à Washington, le 28 mars 2016. (Crédit : Brendan Smialowski / AFP)
Le juge Merrick Garland, candidat à la Cour suprême des États-Unis, avant une réunion avec le sénateur américain Benjamin Cardin au Capitole à Washington, le 28 mars 2016. (Crédit : Brendan Smialowski / AFP)

Le président élu Joe Biden a confirmé jeudi avoir choisi le juge Merrick Garland, considéré comme un progressiste modéré, pour diriger l’influent ministère américain de la Justice.

Merrick Garland, 68 ans, est actuellement chef de la cour d’appel de Washington, une instance réputée pour l’importance des dossiers qui y passent, après avoir vu sa nomination à la Cour suprême par Barack Obama en 2016 bloquée par les Républicains.

Joe Biden présentera son futur ministre de la Justice ainsi que plusieurs autres membres-clés nommés au ministère jeudi à 13H30 (18H30 GMT) à Wilmington, dans le Delaware.

« Ces nominations reflètent l’engagement profond du président élu à la réaffirmation du (rôle du) ministère de la Justice comme un pilier d’indépendance et d’intégrité, et à s’assurer que le ministre de la Justice et son équipe proche sont les avocats du peuple américain, et non le cabinet d’avocats du président », affirme le communiqué de l’équipe Biden.

Merrick Garland remplacera Bill Barr que l’opposition démocrate avait rebaptisé « l’avocat de Donald Trump » en raison de ses multiples interventions en faveur du président sortant ou de ses proches.

Le juge Merrick Garland (à droite) s’exprime aux côtés du vice-président américain d’alors, Joe Biden (à gauche), dans la roseraie de la Maison Blanche à Washington, le 16 mars 2016. (Crédit : Nicholas Kamm / AFP)

Le futur ministre, si sa nomination est confirmée par le Congrès, devra réaffirmer l’indépendance de son ministère, rassurer une partie de ses quelque 110 000 employés, mais aussi engager de profondes réformes promises par le candidat démocrate lors de sa campagne.

L’un des premiers chantier sera la lutte contre les violences et le racisme dans les différents services de police, un sujet placé au cœur de la campagne électorale après la mort de George Floyd, un Afro-Américain asphyxié sous le genou d’un policier blanc fin mai.

Joe Biden, qui avait été l’un des architectes d’une loi pénale de 1994 très répressive, a également promis de développer des alternatives à l’incarcération, notamment pour les consommateurs de drogue.

La nomination de Merrick Garland intervient au lendemain de l’annonce de la victoire des Démocrates dans les deux sénatoriales cruciales de Géorgie, leur assurant le contrôle de la chambre haute du Congrès. Le futur président Biden dispose ainsi d’une plus grande marge de manœuvre dans ses choix aux postes-clés, la plupart des nominations fédérales devant être confirmées par les deux chambres aux Etats-Unis.

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