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Biden ne sait toujours pas s’il compte briguer la Maison Blanche

"Le facteur le plus important dans ma décision est de savoir si ma famille et moi-même avons l'énergie émotionnelle de faire acte de candidature," a déclaré le vice-président dans une synagogue d'Atlanta

Joe Biden à l'AIPAC - 4 mars 2013 (Crédit : JLTV)
Joe Biden à l'AIPAC - 4 mars 2013 (Crédit : JLTV)

Le vice-président américain, Joe Biden, a confié jeudi soir qu’il n’avait pas encore décidé s’il allait tenter de conquérir la Maison Blanche en 2016, n’étant pas sûr de pouvoir affronter une campagne si tôt après le décès de son fils.

« Je vais être franc avec vous », a déclaré M. Biden dans une synagogue d’Atlanta (Géorgie, sud-est), faisant référence à plusieurs reprises à la mort fin mai de son fils ainé Beau, 46 ans, qui a succombé à un cancer du cerveau.

« Le facteur le plus important dans ma décision est de savoir si ma famille et moi-même avons l’énergie émotionnelle de faire acte de candidature », a-t-il expliqué, tout en reconnaissant qu’une telle honnêteté pouvait ne pas être très politique.

Le décès de son fils a représenté une nouvelle tragédie familiale pour Joe Biden. Sa première épouse et leur fille en bas âge avaient péri en 1972 dans un accident de voiture, tandis que Beau et son frère Hunter avaient été blessés.

« A moins que je sois en mesure de dire à mon parti et au peuple américain que je peux me dévouer de tout mon coeur et de toute mon âme à cet effort, ce ne serait pas approprié » de se présenter aux primaires démocrates, a relevé le vice-président, âgé de 72 ans.

« Tout le monde parle de beaucoup d’autres facteurs, comme les autres personnes dans la course, si je suis en mesure de récolter de l’argent, si je peux mettre en place une organisation : ce n’est pas le facteur » déterminant, a affirmé M. Biden, déjà deux fois candidat malheureux à la Maison Blanche, en 1998 et en 2008.

« Le facteur, c’est : suis-je en mesure de le faire, ma famille peut-elle entreprendre cet engagement laborieux, que nous serions fiers d’entreprendre dans des circonstances normales », a-t-il relevé. « Honnêtement (…), je ne sais tout simplement pas ».

Et d’ajouter : « Si je peux arriver à la conclusion que nous pouvons le faire, d’une façon telle que ce serait encore viable, je n’hésiterais pas à le faire ».

Mais « je peux vous regarder droit dans les yeux et dire désormais ‘je sais que je peux le faire’ « , a-t-il conclu sous des applaudissements nourris.

Le premier vote des primaires n’aura lieu que début février, mais Joe Biden devrait entrer en lice sous peu s’il veut avoir une chance. Le premier débat entre les candidats démocrates est prévu le 13 octobre.

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