Biden, pour une solution à 2 États, dit que « l’occupation est un vrai problème »
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Biden, pour une solution à 2 États, dit que « l’occupation est un vrai problème »

Le candidat démocrate dit aux militants de IfNotNow que, parallèlement aux actions israéliennes, "les Palestiniens doivent eux aussi s'engager et mettre un terme à la haine"

Joe Biden, le principal candidat démocrate à la présidence pour 2020, prononce un discours sur sa vision de la politique étrangère américaine au Graduate Center de la City University of New York, à New York, le 11 juillet 2019. (Johannes Eisele/AFP/Getty Images)
Joe Biden, le principal candidat démocrate à la présidence pour 2020, prononce un discours sur sa vision de la politique étrangère américaine au Graduate Center de la City University of New York, à New York, le 11 juillet 2019. (Johannes Eisele/AFP/Getty Images)

Le candidat démocrate à la présidence et ancien vice-président Joe Biden a déclaré aux membres du mouvement anti-occupation juif IfNotNow que « l’occupation est un vrai problème » et a appelé à une solution à deux Etats, tout en montrant du doigt les dirigeants palestiniens pour leurs incitations à la violence et leur refus des propositions de paix d’Israël.

Il était l’un des trois principaux candidats démocrates à la présidence à avoir été pris en embuscade par des militants juifs anti-occupation de l’organisation IfNotNow durant le week-end. Les deux autres candidats que les membres d’IfNotNotNow ont filmé en train de parler du conflit israélo-palestinien étaient le maire de South Bend (Indiana), Pete Buttigieg, et l’ancien maire de Newark (New Jersey) et actuel sénateur américain Corey Booker.

Vendredi, lors d’un événement de campagne de Biden à Douvres, au New Hampshire, un membre d’IfNotNow, Elias Newman, a demandé à Biden s’il ferait pression sur Israël pour que l’occupation cesse s’il était élu.

M. Biden a d’abord répondu « je pense que les implantations sont inutiles » et a ajouté que « premièrement, la seule réponse est une solution à deux États ; deuxièmement, les Palestiniens doivent aussi faire leur part et être disposés à mettre fin à la haine [qu’ils ont] causée, c’est une voie à double sens ».

Lorsque le militant lui a demandé s’il estimait que le contrôle militaire israélien sur la Cisjordanie constituait « un problème de droits humains », M. Biden a déclaré que « l’occupation est un problème réel, un problème important ».

Lorsqu’on lui a demandé si, en tant que président, il allait « faire pression sur Israël pour qu’il mette fin à l’occupation », M. Biden a répondu : « La réponse, savez-vous quelque chose sur mon dossier ? » Quand Newman a répondu par l’affirmative, Biden a dit : « Alors vous savez que j’ai… »

M. Newman a déclaré dans un communiqué que M. Biden avait fait « un pas dans la bonne direction en qualifiant l’occupation militaire israélienne de ‘problème réel’ et d »important’ ; c’est le strict minimum que nous devons attendre des candidats démocrates ».

Il a déclaré que M. Biden, en tant que vice-président de Barack Obama, « a joué un rôle clé en donnant au gouvernement Netanyahu un laissez-passer pour poursuivre l’expansion des implantations, lancer sur Gaza des attaques qui ont causé des milliers de victimes civiles et jeter les fondations pour annexer la Cisjordanie ».

En réponse à une autre question posée par un militant de IfNotNow lors d’un autre événement dans le New Hampshire, M. Biden a répété à plusieurs reprises qu’en plus d’appeler Israël à mettre fin aux implantations, « il faut également faire pression auprès des Palestiniens », rappelant le soutien de l’Autorité palestinienne à l’encouragement de la violence contre les Israéliens, ainsi que les rejets antérieurs « d’offres significatives » d’Israël par les dirigeants palestiniens.

Buttigieg, vendredi à Laconia, dans le New Hampshire, a dit à Erin Sandler, 29 ans, que « l’occupation doit prendre fin ». Il a ajouté qu’il commençait à y avoir une « prise de conscience du fait que, de la même manière que vous pouvez être pro-américain sans que cela signifie que vous devez soutenir notre président, vous pouvez vous soucier de l’avenir d’Israël et croire en la relation et l’alliance des Etats-Unis avec Israël sans adhérer aux politiques de droite du gouvernement Netanyahu, qui s’éloigne maintenant de la paix d’une manière qui, je pense, portera préjudice au peuple israélien, au peuple palestinien et, à long terme, au peuple américain ».

Dans un tweet posté dimanche, IfNotNow a affirmé que l’un de ses membres avait posé samedi à Booker la même question sur l’occupation et qu’il avait été visiblement « agacé ».

« Si c’est votre problème, je comprendrais que vous vouliez soutenir quelqu’un d’autre », aurait-il dit, selon les membres du groupe. La série de tweets a également noté qu’il refusait d’utiliser le terme « occupation ».

« On dirait qu’il préfère l’AIPAC », avançait aussi le tweet.

IfNotNow ne prend pas position sur la question de savoir si Israël doit exister en tant qu’Etat juif. Le groupe a fait parler de lui au cours de l’année dernière en protestant contre l’organisation Birthright de diverses manières.

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