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Biden veut sanctionner les pays détenant injustement des Américains

Un décret autorise les gouvernements à imposer des sanctions financières ou des interdictions de voyager aux fonctionnaires étrangers ou aux acteurs non étatiques impliqués

Illustration : Un policier tient des menottes. (Crédit : Yossi Zamir/Flash90)
Illustration : Un policier tient des menottes. (Crédit : Yossi Zamir/Flash90)

Le président Joe Biden a ouvert mardi la voie à des sanctions contre les pays qui emprisonnent injustement des Américains et a ordonné des avertissements de voyage plus détaillés après une série de détentions très médiatisées.

Cette décision intervient après une large couverture médiatique de la détention en Russie pour trafic de drogue de la basketteuse américaine star Brittney Griner, dont l’épouse avait accusé M. Biden de ne pas en faire assez pour parvenir à sa libération.

« Quand des Américains sont détenus à l’étranger, nous devons tout mettre en oeuvre pour favoriser leur libération », a déclaré le secrétaire d’Etat américain Antony Blinken dans un communiqué.

Le décret signé par Joe Biden autorise les agences gouvernementales à imposer des sanctions financières ou des interdictions de voyager aux fonctionnaires étrangers ou aux acteurs non étatiques impliqués dans des détentions injustes d’Américains.

Le président américain Joe Biden prononce un discours à Jeddah, en Arabie saoudite, le 15 juillet 2022. (Capture d’écran : Youtube)

« Le recours aux sanctions ne permet pas toujours d’obtenir la libération de quelqu’un, nous serons donc judicieux et stratégiques dans notre utilisation de cet outil », a déclaré un responsable américain aux journalistes sous couvert d’anonymat.

« Mais ce sont les familles des personnes détenues qui connaissent le mieux le cas de leurs proches, et nous avons l’intention de les entendre, d’entendre leurs bonnes idées et d’écouter leurs recommandations », a-t-il déclaré.

Le Département d’Etat, dans ses avis aux voyageurs pour les Américains, commencera également à souligner dans quels pays il existe un risque élevé de détention injuste.

Le groupe initial de pays qui portera la marque « D » pour le risque de détention sera la Chine, l’Iran, la Birmanie, la Corée du Nord, la Russie et le Venezuela, a déclaré un autre responsable.

Les administrations successives ont fait du sort des prisonniers et des otages une priorité absolue.

Malgré la montée des tensions autour de la guerre en Ukraine, l’administration Biden s’est arrangée en avril avec la Russie pour échanger Trevor Reed, un ex-Marine emprisonné pour avoir prétendument attaqué la police en état d’ébriété, contre un pilote russe reconnu coupable de trafic de drogue.

En Iran, l’administration Biden a insisté sur le fait qu’elle ne pouvait pas relancer un accord nucléaire languissant sans la libération des Américains emprisonnés.

L’un d’eux, Siamak Namazi, un homme d’affaires condamné pour des accusations, qu’il nie, d’avoir cherché à renverser la République islamique, s’est récemment exprimé depuis sa prison et a exhorté Joe Biden à garantir sa liberté indépendamment de la diplomatie nucléaire.

Au moins onze Américains sont désormais détenus au Venezuela, bien que deux autres aient été libérés en mars après de rares contacts américains avec le président Nicolas Maduro, un dirigeant de gauche considéré comme illégitime par Washington.

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