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Blanquer prend le problème de la méconnaissance de la Shoah « à bras-le-corps »

Ce mercredi, le ministre français de l'Education nationale a été interrogé sur l'enseignement de la Shoah et sur les 20 % d'élèves qui affirment ne pas en avoir connaissance

Jean-Michel Blanquer, ministre de l'Education quitte l'Elysée après une réunion, le 30 mai 2018. (Crédit : AFP PHOTO / Ludovic MARIN)
Jean-Michel Blanquer, ministre de l'Education quitte l'Elysée après une réunion, le 30 mai 2018. (Crédit : AFP PHOTO / Ludovic MARIN)

Ce mercredi, invité au micro de la radio Europe 1 à l’occasion du 8 mai, Jean-Michel Blanquer, ministre français de l’Education nationale, a été interrogé sur l’enseignement de la Shoah.

Selon un sondage Ifop réalisé en 2018, près de 20 % des jeunes Français assuraient n’avoir jamais entendu parler du génocide. Le ministre a ainsi estimé que des « progrès » devaient être faits pour « que ce chiffre tombe à zéro ».

« Nous prenons le problème à bras le corps » avec un enseignement sur le génocide des Juifs pendant la Seconde Guerre mondiale « qui va assez en profondeur », a-t-il ajouté.

Mais « il ne faut pas se faire peur » et « la plupart » des lycéens « ont parfaitement intégré cet enseignement et ne sombrent pas dans l’antisémitisme », a-t-il expliqué. « Je vais assez souvent sur le terrain dans les classes, et je peux vous dire que les 80 % restants l’apprennent bien. »

« Ce qui est important, c’est de leur montrer (aux élèves, ndlr) des témoignages, qu’ils voient des choses concrètes sur le sujet, comme par exemple les visites à Auschwitz, ou au camp des Milles, ou des rencontres avec les déportés qui sont encore en vie et qui visitent les classes », note-t-il.

Afin de faire face à l’antisémitisme et au racisme dans les établissements scolaires, le ministre affirme avoir mis en place « dans chaque rectorat de France des équipes laïcité et de lutte contre le racisme et l’antisémitisme, qui interviennent dans l’établissement à chaque fois qu’un professeur signale un problème. (…) On n’est pas sur la défensive, on est à l’offensive ».

« Il y a des problèmes, il ne faut pas les nier, il ne faut pas non plus les exagérer », conclut-il.

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