Blinken part lundi pour Jérusalem, Ramallah, Le Caire et Amman
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Blinken part lundi pour Jérusalem, Ramallah, Le Caire et Amman

Joe Biden avait déclaré vendredi dans une deuxième intervention consacrée au sujet qu'il n'y avait eu aucun changement dans son engagement à assurer la sécurité d'Israël

Le secrétaire d'État Antony Blinken s'exprime au Département d'État, le 4 février 2021, à Washington. (Crédit : AP Photo/Evan Vucci)
Le secrétaire d'État Antony Blinken s'exprime au Département d'État, le 4 février 2021, à Washington. (Crédit : AP Photo/Evan Vucci)

Le chef de la diplomatie américaine Antony Blinken va quitter lundi Washington pour se rendre à Jérusalem, à la rencontre du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, à Ramallah pour s’entretenir avec le président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas, en Egypte et en Jordanie, a annoncé le département d’Etat.

« A la demande du président Biden, je me rends à Jérusalem, Ramallah, Le Caire et Amman pour rencontrer les parties afin de soutenir leurs efforts pour renforcer un cessez-le-feu » après le conflit meurtrier entre Israël et Gaza, a-t-il déclaré sur Twitter. « Les Etats-Unis se sont engagés dans une diplomatie active pour mettre fin aux hostilités et réduire les tensions », a-t-il ajouté.

« Le secrétaire d’Etat Blinken va rencontrer les dirigeants israéliens pour évoquer notre soutien inébranlable à la sécurité d’Israël. Il poursuivra les efforts de notre gouvernement pour rebâtir les liens avec les Palestiniens et leurs dirigeants ainsi que notre soutien à leur endroit, après des années durant lesquelles ils ont été délaissés », a déclaré le président des Etats-Unis Joe Biden dans un communiqué.

« Et il va dialoguer avec d’autres partenaires-clés de la région, notamment au sujet des efforts internationaux coordonnées pour garantir qu’une assistance immédiate parvient à Gaza de manière à profiter à ses habitants et pas au Hamas, et au sujet de la manière de réduire les risques d’une résurgence du conflit dans les mois à venir », a ajouté le dirigeant démocrate.

Biden avait déclaré vendredi dans une deuxième intervention consacrée au sujet qu’il n’y avait eu aucun changement dans son engagement à assurer la sécurité d’Israël, insistant néanmoins sur la nécessité de mettre en œuvre une solution à deux États qui comprendrait un État palestinien – ce qui est, selon lui, « la seule réponse » à apporter au conflit.

Biden s’est exprimé lors d’une conférence de presse organisée à la Maison Blanche lors de la toute première journée d’un cessez-le-feu qui est venu conclure onze jours de combats entre l’État juif et le groupe terroriste palestinien du Hamas.

Biden, qui a pris la parole au terme d’une visite effectuée par le président de la Corée du sud, a aussi minimisé l’idée que les combats récents avaient donné lieu à une division au sein du parti Démocrate – certains membres ayant clairement fait part de leur désaccord avec la « diplomatie silencieuse » mise en œuvre par Biden à l’égard d’Israël, son allié, en appelant publiquement à un cessez-le-feu.

« Mon parti soutient encore Israël », a dit Biden. « On va établir clairement les choses. Jusqu’à ce que la région reconnaisse sans équivoque le droit d’Israël à exister en tant qu’État juif indépendant, il n’y aura pas de paix ».

Biden a ajouté qu’il « priait » pour le maintien du cessez-le-feu.

« Le président (Joe) Biden est très clair : il reste attaché à une solution à deux Etats », avait de son côté déclaré le secrétaire d’Etat américain sur la chaine ABC. « En fin de compte, c’est la seule façon d’assurer l’avenir d’Israël comme Etat juif et démocratique, et c’est la seule façon de donner aux Palestiniens l’Etat auquel ils ont droit ».

« Il est vital que les Palestiniens aient de l’espoir et des opportunités, et qu’ils puissent vivre en paix et en sécurité, de la même façon que c’est important pour les Israéliens », a souligné M. Blinken, soulignant que Palestiniens et Israéliens devraient pouvoir vivre « à un niveau égal de sécurité, de paix et de dignité ».

Il avait noté qu’il est trop tôt pour relancer des négociations pour une solution à deux Etats, le plus urgent étant d’envoyer de l’assistance internationale à la population de Gaza et de reconstruire. L’idée est de passer à des actions « plus positives », a-t-il poursuivi. « Il faut trouver un moyen de rompre le cycle » de violences.

Interrogé sur ABC sur la façon dont l’administration Biden allait s’assurer que l’aide internationale parvienne à la population de Gaza et ne soit pas utilisée pour ré-armer le Hamas, qui a tiré plus de 3.000 roquettes sur Israël, M. Blinken s’est montré confiant.

« Nous avons coopéré dans le passé, et nous continuons à le faire, avec des organisations indépendantes qui peuvent aider à la reconstruction et au développement, pas des entités quasi-gouvernementale », a-t-il dit. « Le fait est que le Hamas n’a apporté que destruction au peuple Palestinien ».

M. Blinken a clairement signifié que ses interlocuteurs palestiniens seraient les responsables de l’Autorité palestinienne qui contrôlent la Cisjordanie, mais pas Gaza.

« Le vrai défi ici, c’est d’aider les Palestiniens, et plus particulièrement l’Autorité palestinienne, a être plus productive pour sa population, et bien sûr, Israël a un grand rôle à jouer là aussi ».

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