Blinken : « Pas d’impunité » après l’attaque de l’Iran contre un pétrolier
Le secrétaire d'État US a dit au Conseil de sécurité de l'ONU que l'explosion qui a frappé le MT Mercer Street relevait de la "provocation" et qu'elle doit entraîner des sanctions

Nations unies – Le secrétaire d’État américain Antony Blinken a à nouveau juré, lundi, de sanctionner l’Iran suite à l’attaque présumée d’un pétrolier dont l’exploitant est une entreprise appartenant à un Israélien. Il a déclaré que le monde ne devait pas permettre « l’impunité ».
S’exprimant lors d’une session virtuelle du Conseil de sécurité consacrée à la sécurité maritime, Blinken a indiqué que l’attaque commise sur le navire MT Mercer Street entrait « dans le cadre d’une configuration d’agressions et autres provocations ».
« Il revient à toutes nos nations de faire assumer leurs responsabilités aux auteurs de l’attaque. Ne pas le faire ne fera que renforcer leur sentiment d’impunité et encouragera d’autres à violer l’ordre maritime », a-t-il expliqué.
Deux membres d’équipage – un citoyen britannique et un ressortissant roumain – sont morts au cours de l’explosion qui a touché le navire et qui aurait été causée, selon les militaires américains, par des drones fabriqués par l’Iran.
La république islamique a nié toute implication dans l’attaque mais les analystes estiment que cette dernière est entrée dans le cadre d’une guerre qui oppose dans l’ombre l’Iran et Israël, et qui a compris des frappes aériennes sur des sites militaires de Téhéran en Syrie.
Blinken, dans une référence claire à Pékin, a aussi critiqué les tentatives visant à « intimider et à harceler les autres États pour les empêcher légitimement d’accéder à leurs ressources maritimes » en mer de Chine du sud, qui est une route clé du commerce mondial et dont la quasi-totalité est revendiquée par la Chine.
« Certains peuvent estimer que résoudre le conflit qui concerne la mer de Chine méridionale n’est pas l’affaire dans États-Unis ou de toute autre partie qui n’est pas directement concernée, n’ayant pas à revendiquer ses îles ou ses eaux », a dit Blinken.
« Mais c’est pourtant l’affaire – et même plus, c’est la responsabilité – de chaque État-membre de défendre le droit que nous avons tous choisi de suivre pour résoudre pacifiquement les conflits maritimes. »







