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Blue Flag : Israël organise le « plus important » exercice militaire aérien

Au menu : Mirage 2000, Rafale, F-35, EuroFighters et un invité de marque : le chef de l'armée de l'air des Emirats arabes unis

Le chef de l'armée de l'air émiratie Ibrahim Nasser Muhammed al-Alawi, atterrit en Israël et rencontre le chef de l'armée de l'air israélienne Amikam Norkin  pour observer l'exercice Blue Flag de l'IAF le 25 octobre 2021. (Crédit : Tsahal)
Le chef de l'armée de l'air émiratie Ibrahim Nasser Muhammed al-Alawi, atterrit en Israël et rencontre le chef de l'armée de l'air israélienne Amikam Norkin pour observer l'exercice Blue Flag de l'IAF le 25 octobre 2021. (Crédit : Tsahal)

Israël accueille ces jours-ci son « plus important » exercice militaire aérien.

Cet exercice se tient alors que le plan stratégique de l’armée pour 2022 fait de l’Iran la première menace, non seulement en raison de son programme nucléaire mais aussi du développement de ses capacités en matière de drones armés et de missiles.

L’Etat hébreu organise tous les deux ans depuis 2013 l’exercice « Blue Flag » dans le désert de Néguev, avec cette année la participation de l’aviation militaire de sept autres pays incluant la France, les Etats-Unis, l’Inde, mais aussi la Luftwaffe allemande et la RAF britannique, qui effectue ses premiers vols en Israël depuis la création de cet Etat en 1948.

Mais avec plus de 70 avions de combat et 1 500 personnels, il s’agit cette année du « plus important » exercice militaire aérien jamais effectué en Israël, a affirmé le chef des opérations de l’armée de l’air israélienne, Amir Lazar, sur la base militaire d’Ovda, près d’Eilat, dans le sud d’Israël.

« C’est une visite très importante », a déclaré M. Lazar à un groupe de journalistes étrangers présents à l’exercice.

« Les accords d’Abraham ont ouvert de nouvelles possibilités de collaboration (….) Nous souhaitons accueillir l’aviation militaire émiratie en Israël », a-t-il ajouté.

Invité formellement la semaine dernière aux Emirats, le nouveau Premier ministre israélien, Naftali Bennett, a dit qu’il allait se rendre dans ce pays du Golfe, sans toutefois préciser de date.

Si l’armée israélienne affirme que l’exercice « ne se concentre pas » sur l’Iran, elle le considère toutefois comme une « démonstration de force » face à l’Iran qui, selon elle, a exporté ses drones en Irak, au Yémen, en Syrie et au Liban, pour le compte du groupe terroriste du Hezbollah libanais.

Israël a intercepté trois drones en vol pendant la dernière guerre de Gaza en mai. Etant donné que ces engins sans pilote sont petits et volent à basse altitude, ils sont plus difficiles à intercepter, estiment les militaires.

Dans cet exercice, les armées se préparent aussi à éviter des tirs de missiles sol-air. Israël, qui mène des frappes aériennes contre des éléments jugés pro-iraniens en Syrie, a évité des centaines de ces tirs ces dernières années dans ce pays.

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