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« Bonne atmosphère » lors des discussions avec Ryad, selon l’Iran

Téhéran et Ryad, qui ont rompu leurs relations en 2016 et s'accusent mutuellement de déstabiliser le Moyen-Orient, ont entamé des pourparlers grâce à une médiation irakienne

Le président iranien Hassan Rouhani (à gauche) et le roi d'Arabie saoudite Salman. (Crédit : AP)
Le président iranien Hassan Rouhani (à gauche) et le roi d'Arabie saoudite Salman. (Crédit : AP)

Les pourparlers entre l’Iran et l’Arabie saoudite se poursuivent dans une « bonne atmosphère », a indiqué lundi Téhéran tout en espérant parvenir à une « entente commune » plus de cinq après la rupture des relations diplomatiques entre les deux rivaux régionaux.

La République islamique d’Iran, chiite, et le royaume sunnite d’Arabie saoudite ont rompu leurs relations diplomatiques début 2016 et s’accusent mutuellement depuis des années de déstabiliser le Moyen-Orient.

Néanmoins, les deux pays voisins et riverains du Golfe ont repris langue depuis avril, grâce à une médiation irakienne.

« Les discussions se poursuivent toujours dans une bonne atmosphère », a déclaré le porte-parole de la diplomatie iranienne, Saïd Khatibzadeh, lors d’une conférence de presse à Téhéran, sans préciser à quel niveau ni où elles avaient lieu.

« Nous espérons que ces pourparlers pourront aboutir à une entente commune entre l’Iran et l’Arabie saoudite », a-t-il ajouté.

Le royaume saoudien est un allié des Etats-Unis, pays ennemi de la République islamique d’Iran.

Téhéran s’était déjà félicitée fin avril du « changement de ton » de l’Arabie saoudite après des déclarations jugées conciliantes du prince héritier saoudien qui avait dit souhaiter « des relations bonnes et spéciales » avec la République islamique.

Le ministre des Affaires étrangères d’Arabie saoudite, le prince Fayçal bin Farhane, assiste à une réunion à Athènes, le 24 janvier 2020. (Crédit : Petros Giannakouris / AP)

Le 19 mai, le chef de la diplomatie saoudienne Fayçal ben Farhane avait déclaré à l’AFP que les discussions avec Téhéran en étaient à un stade « exploratoire », et avait appelé les Iraniens à « travailler avec leurs voisins d’une manière positive. »

Interrogé sur l’effet du résultat de l’élection présidentielle iranienne du 18 juin sur la politique régionale de Téhéran, le ministre saoudien avait estimé que celui-ci devrait être minime dans la mesure où les grandes orientations diplomatiques de la République islamique sont décidées par le guide suprême Ali Khamenei.

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