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Boris Johnson attribue à l’Iran les attaques en Arabie saoudite

"La difficulté est de savoir comment organiser une réponse internationale", a déclaré le Premier ministre britannique

Le Premier ministre britannique Boris Johnson fait une déclaration devant le 10 Downing Street, dans le centre de Londres, le 2 septembre 2019 (Crédit : Ben STANSALL / AFP)
Le Premier ministre britannique Boris Johnson fait une déclaration devant le 10 Downing Street, dans le centre de Londres, le 2 septembre 2019 (Crédit : Ben STANSALL / AFP)

Le Premier ministre britannique Boris Johnson a accusé l’Iran d’être derrière les attaques de deux installations pétrolières en Arabie Saoudite, dans des déclarations à des journalistes qui l’accompagnent à New York, où il doit rencontrer le président iranien Hassan Rouhani.

« Je peux vous dire que le Royaume-Uni attribue à l’Iran avec un très haut degré de probabilité les attaques d’Aramco (le géant pétrolier saoudien qui gère le site) », a déclaré le dirigeant conservateur à bord d’un avion l’emmenant à New York pour l’Assemblée générale des Nations Unies, selon des propos rapportés lundi par l’agence de presse britannique Press Association.

« La difficulté est de savoir comment organiser une réponse internationale », a aussi dit le chef du gouvernement, ajoutant : « nous allons travailler avec nos amis américains et nos amis européens pour construire une réponse qui tente de réduire les tensions dans la région du Golfe. »

« De toute évidence, si les Saoudiens ou les Américains nous demandent de jouer un rôle, nous envisagerons de quelle manière nous pourrions être utiles », a-t-il ajouté.

Ces attaques commises le 14 septembre ont déjà été attribuées à l’Iran par les Etats-Unis qui ont évoqué un « acte de guerre » mais Téhéran a nié toute responsabilité et mis en garde contre une « guerre totale » en cas de riposte américaine ou saoudienne.

Le secrétaire d’Etat américain Mike Pompeo a assuré que les Etats-Unis privilégiaient une « solution pacifique » avec l’Iran.

Lors de sa rencontre avec le président iranien, Boris Johnson discutera « des actions de l’Iran dans la région » et « de la nécessité de libérer Nazanin mais également ceux qui selon nous sont détenus illégalement et injustement en Iran », a-t-il déclaré, en référence à l’Irano-Britannique Nazanin Zaghari-Ratcliffe.

Nazanin Zaghari-Ratcliffe et sa fille Gabriella (Crédit : AFP)

Cette employée de la fondation Thomson Reuters a été arrêtée en 2016 et condamnée à cinq ans de prison pour participation à des manifestations contre le régime en 2009, ce qu’elle nie.

Sa détention a provoqué d’importantes tensions avec le Royaume-Uni.

Le Premier ministre s’exprimait avant une rencontre avec le président français Emmanuel Macron et la chancelière allemande Angela Merkel à l’ONU.

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