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France : Borne dénonce les « ambiguïtés » de LFI sur « la laïcité » et « l’antisémitime »

Danièle Obono et Danielle Simonnet avaient été vilipendées par leurs concurrents et la Licra en juin pour s'être affichées avec Jeremy Corbyn

La Première ministre française, Elisabeth Borne, s'adresse aux représentants des médias après une présentation de GRTGaz à Bois-Colombes, au nord-ouest de Paris, le 23 juin 2022. (Crédit : Thomas Coex/AFP)
La Première ministre française, Elisabeth Borne, s'adresse aux représentants des médias après une présentation de GRTGaz à Bois-Colombes, au nord-ouest de Paris, le 23 juin 2022. (Crédit : Thomas Coex/AFP)

Elisabeth Borne a dénoncé mardi les « ambiguïtés » de la France insoumise « sur la laïcité et sur l’antisémitisme », sans tracer « un signe égal » avec le Rassemblement national, deux partis qu’elle ne considère pas faire partie de « l’arc républicain ».

« LFI, sur un certain nombre de sujets (…), il y a des choses qu’on ne partage pas, par exemple des ambiguïtés sur la laïcité, des ambiguïtés sur l’antisémitisme », a affirmé la Première ministre dans l’émission Quotidien sur TMC, en citant l’ancien leader travailliste Jérémy Corbyn, reçu par des élus LFI à Paris, qui selon elle « tient des propos antisémites ».

Deux candidates LFI aux législatives à Paris, Danièle Obono et Danielle Simonnet, avaient été vilipendées par leurs concurrents et la Licra en juin pour s’être affichées avec Jeremy Corbyn, ex-patron du Parti travailliste britannique exclu de son groupe parlementaire pour laxisme face à l’antisémitisme.

Le chef du parti travailliste britannique Jeremy Corbyn arrivant au centre de dépouillement à Islington, au nord de Londres, le 13 décembre 2019. (Crédit : Isabel Infantes/AFP)

Outre ces « divergences », les députés LFI « n’ont pas du tout été dans la co-construction, dans le débat, ils n’ont jamais cherché un accord » lors de la session parlementaire de cet été, a-t-elle déploré.

Elisabeth Borne, dont le père était Juif et a été déporté, a précisé toutefois qu’elle ne traçait pas « un signe égal entre LFI et RN ».

Elle s’est dite « attristée » par l’élection de 89 députés du RN aux dernières législatives. « Les Français ont fait le choix d’élire 89 députés du RN. C’est un choix démocratique. Je ne peux pas vous dire que ça me réjouisse, je peux même vous dire que ça m’attriste », a-t-elle dit.

La Première ministre s’est dite à cet égard « très mobilisée pour démontrer qu’on peut répondre aux problèmes des Français » sans qu’ils aient « à se tourner vers les extrêmes ».

Interrogée pour savoir si Emmanuel Macron avait une responsabilité dans ces votes extrêmes, Mme Borne a répondu que ces votes s’expliquaient « par des politiques publiques qui ne sont pas assez efficaces » et par le fait « qu’on a pu avoir des propos un peu caricaturaux » ou « des messages (selon lesquels) on ne respecterait pas suffisamment les Français ».

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