Boycott d’Israël : L’Espagne s’excuse pour l’annulation du match de water-polo
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Boycott d’Israël : L’Espagne s’excuse pour l’annulation du match de water-polo

Dans une lettre à son homologue israélienne, le ministre José Girao s'excuse pour l'annulation due au refus du Nautical Club Molins de Rei d'accueillir l'équipe israélienne

La joueuse israélienne Lior Ben David, (au premier plan), lors d'un match aux Jeux européens de Bakou 2015 à la Water Polo Arena à Bakou, Azerbaïdjan, le 15 juin 2015. (Matthias Hangst/Getty Images pour BEGOC/via JTA)
La joueuse israélienne Lior Ben David, (au premier plan), lors d'un match aux Jeux européens de Bakou 2015 à la Water Polo Arena à Bakou, Azerbaïdjan, le 15 juin 2015. (Matthias Hangst/Getty Images pour BEGOC/via JTA)

Le ministre espagnol des Sports s’est excusé de l’annulation d’un match de water-polo à Barcelone contre une équipe israélienne en raison de la décision de l’organisateur de le boycotter.

Le ministre José Girao s’est excusé auprès de son homologue israélien jeudi pour l’annulation, au début du mois, d’un match de l’équipe d’Israël contre l’équipe nationale féminine d’Espagne, le Nautical Club Molins de Rei, dans une banlieue de Barcelone, ayant refusé de l’accueillir.

Face aux pressions suscitées par le refus d’accueillir le match, les organisateurs ont offert à l’équipe israélienne le choix de jouer mais de ne pas arborer son drapeau national, en violation du droit de l’équipe en vertu de la charte de la fédération internationale de Water Polo. L’équipe israélienne a refusé et les organisateurs ont déclaré qu’elle était forfait.

Mais à la suite de nouvelles pressions, notamment de la part de la fédération, les hôtes ont finalement accepté d’accueillir le match avec des drapeaux, même si le stade était pratiquement vide, a rapporté le site d’information israélien One.

Le ministre espagnol de la Culture et des Sports, José Girao. (Wikimedia/Montserrat Boix/CC BY)

« Je tiens à exprimer mes regrets les plus profonds pour ce qui s’est passé », a écrit Girao dans une lettre à son homologue israélienne Miri Regev.

« L’Espagne est un État régi par la loi et ne peut se soumettre à de tels mouvements », a-t-il ajouté, faisant référence au mouvement Boycott, désinvestissement et sanctions contre Israël. M. Girao a dit qu’il espérait que de tels événements ne se reproduiraient pas et que son bureau ferait « tout ce qui est en son pouvoir » pour les résoudre.

Plus de 50 municipalités espagnoles ont adhéré aux directives du BDS, le nombre le plus élevé de tous les pays européens.

Ces dernières années, le système judiciaire espagnol a réprimé cette pratique, que deux Hautes Cours espagnoles ont qualifiée de discrimination.

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