Antisémitisme et Brexit : 7 députés démissionnent du Labour
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Antisémitisme et Brexit : 7 députés démissionnent du Labour

La députée juive britannique Luciana Berger a précisé que les députés formeraient leur propre groupe au Parlement

Manifestation devant les quartiers généraux du Labour, à Londres, le 4 septembre 2018. (Crédit : AFP / Daniel LEAL-OLIVAS)
Manifestation devant les quartiers généraux du Labour, à Londres, le 4 septembre 2018. (Crédit : AFP / Daniel LEAL-OLIVAS)

Sept députés travaillistes ont annoncé lundi qu’ils démissionnaient du principal parti d’opposition britannique en raison de la gestion du Brexit et de l’antisémitisme par le dirigeant de la formation, Jeremy Corbyn, lors d’une conférence de presse.

La députée juive britannique Luciana Berger a précisé que les députés formeraient leur propre groupe au Parlement.

Le dirigeant du Labour s’est vu reprocher – à maintes reprises – de ne pas prendre clairement position sur la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne et de ne pas réagir avec suffisamment de force aux très nombreuses accusations d’antisémitisme au sein de son parti, le Labour.

Il a réagi en se disant « déçu » par ces démissions, dans un communiqué. « Je suis déçu que ces députés se soient sentis incapables de continuer à travailler ensemble pour la politique du Labour », a-t-il souligné, sans répondre à leurs accusations sur le fond.

Dans des termes très forts, les députés ont chacun fait une déclaration pour expliquer leur départ, se disant « malades » devant l’antisémitisme dans le parti.

« Le parti que nous avons rejoint n’est plus le même, il a été pris en otage par l’extrême-gauche », a ainsi souligné Chris Leslie.

Parmi ces sept députés, figure l’étoile montante du Labour, Chuka Ummuna, qui a assuré vouloir « jeter la vieille politique tribale à la poubelle » pour promouvoir une vision différente de la politique.

Un autre député, Mike Gapes, s’est lui déclaré « furieux que la direction du Labour facilite le Brexit ».

Ces défections ne doivent pas fondamentalement changer l’équilibre à la Chambre des communes, où la Première ministre conservatrice Theresa May possède une faible majorité absolue.

Mais elles affaiblissent le Parti travailliste à un moment où il essaie de profiter des difficultés de Theresa May à faire adopter par le Parlement son plan de sortie de l’Union européenne.

Fin août, un autre député travailliste, Frank Field, avait démissionné pour dénoncer la gestion par la direction du parti des accusations d’antisémitisme portées contre certains de ses membres.

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