Burkina : hommage aux victimes des attentats terroristes du 15 janvier
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Burkina : hommage aux victimes des attentats terroristes du 15 janvier

Des djihadistes avaient attaqué l'hôtel Splendid, le café-restaurant Cappuccino, l'hôtel Yibi et le bar Taxi-Brousse de Ouagadougou

Des militaires se tenant derrière les portraits des victimes de l'attaque du 15 janvier lors d'une cérémonie de commémoration sur la place de la Nation à Ouagadougou le 25 janvier, 2016, en hommage aux victimes du 15 Janvier attaque qui a tué 30 personnes (Crédit : AFP / Ouoba AHMED)
Des militaires se tenant derrière les portraits des victimes de l'attaque du 15 janvier lors d'une cérémonie de commémoration sur la place de la Nation à Ouagadougou le 25 janvier, 2016, en hommage aux victimes du 15 Janvier attaque qui a tué 30 personnes (Crédit : AFP / Ouoba AHMED)

Plusieurs milliers de personnes ont rendu hommage lundi à Ouagadougou aux victimes de l’attaque djihadiste du 15 janvier au Burkina Faso qui ont fait 30 morts et 71 blessés.

Au cours d’une cérémonie solennelle organisée à la Place de la révolution, le président Roch Marc Christian Kaboré a appelé ses compatriotes à « ne céder à aucune pression », « en dépit de la grande douleur » qui les frappe.

« Nous devons montrer notre engagement déterminé et indéfectible à vivre dans un Burkina Faso de paix, de démocratie, de progrès économique et social », a déclaré M. Kaboré, dénonçant « des attentats terroristes d’une ampleur inédite ».

« Le peuple burkinabè est plus que jamais debout pour défendre son honneur et sa dignité et pour faire respecter son indépendance et sa liberté contre toutes les forces rétrogrades qui tenteraient de lui imposer leur diktat », a-t-il poursuivi.

Le 15 janvier, des djihadistes ont attaqué l’hôtel Splendid, le café-restaurant Cappuccino, l’hôtel Yibi et le bar Taxi-Brousse, tous situés sur l’avenue N’Krumah, la plus fréquentée de la capitale Ouagadougou. Ils ont fait 30 morts, majoritairement des Occidentaux, et 71 blessés.

Le même jour, une autre attaque à Tin-Akoff, au nord du pays s’était soldé par la mort de deux personnes, un gendarme et un civil alors qu’un couple d’Australiens a également été enlevé.

« Face à ce nouveau défi, il (le peuple burkinabè) se mobilisera comme un seul homme pour opposer une défaite cinglante aux entreprises terroristes sur notre sol », a assuré le président Kaboré.

Des prières ont été dites par des représentants des trois religions les plus pratiquées dans ce pays sahélien pauvre d’Afrique de l’ouest : l’islam (pratiqué par plus de 60 % de la population), le catholicisme et le protestantisme.

Condamnant « un acte ignoble diamétralement opposé à la foi islamique », l’aumônier musulman de l’armée, l’imam Alidou Ilboudo, a dit que les musulmans ont une responsabilité « particulière » pour « restaurer l’image de leur foi ».

« Nous devons condamner de manière catégorique l’idéologie prônée par les terroristes (…) Nous devons organiser nos efforts à l’échelle communautaire afin de lutter contre tous les facteurs qui favorisent le recrutement des terroristes », a-t-il plaidé.

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