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Cameron monte au front face aux djihadistes britanniques

Londres a relevé vendredi son niveau d'alerte de sécurité de "substantiel" à "grave" craignant une attaque terroriste

David Cameron (Crédit : Flash90)
David Cameron (Crédit : Flash90)

David Cameron doit présenter lundi devant le Parlement de nouvelles mesures destinées à lutter contre l’islamisme radical, qui faciliteraient notamment la saisie de passeports des djihadistes britanniques partis combattre en Syrie et en Irak.

Le Premier ministre devait exposer ses plans à partir de 13h30 GMT lors de la session parlementaire de rentrée à Westminster, trois jours après avoir qualifié « l’Etat islamique » comme « la plus grave menace que nous ayons jamais connue » au Royaume-Uni.

Londres a relevé vendredi son niveau d’alerte de sécurité de « substantiel » à « grave », signifiant qu’une attaque terroriste était « hautement probable ».

Quelques heures plus tard, David Cameron annonçait qu’il allait « présenter dès lundi devant le Parlement de nouvelles propositions de loi » censées notamment « faciliter la confiscation de passeports. »

Depuis, la presse a spéculé sur l’éventualité d’autres mesures comme une interdiction de territoire pour les jihadistes, une coopération avec des pays comme l’Allemagne et la Turquie pour bloquer leur retour et un meilleur accès aux données de passagers des compagnies aériennes.

« Il est évident qu’il y a des trous dans notre arsenal » juridique, avait insisté Cameron vendredi, alors que les appels se sont multipliés, à gauche comme à droite, en faveur d’un durcissement de la législation face à la radicalisation de jeunes musulmans en Grande-Bretagne.

Le meurtre par décapitation du journaliste américain James Foley par un bourreau soupçonné d’être Britannique a fini par convaincre plusieurs membres du gouvernement qu’il fallait « faire plus » pour combattre la menace islamiste.

L’inquiétude se concentre sur les « au moins 500 » djihadistes britanniques partis en Syrie et en Irak, dont 250 seraient déjà revenus au Royaume-Uni.

Même si Scotland Yard s’est dit « prêt » à faire face, les autorités craignent que ces personnes aguerries au combat ne planifient des attentats à leur retour sur le sol britannique.

Mesures illégales ?

La police a arrêté 69 personnes à la frontière cette année, selon les derniers chiffres publiés, mais beaucoup passeraient entre les gouttes.

Pour y remédier, le ministre de la Défense, Michael Fallon, a évoqué la réintroduction des « Control orders », mis en place par les travaillistes en 2005 et remplacés par un dispositif moins contraignant par le gouvernement Cameron il y a trois ans.

Mesure très controversée, les « control orders » offraient au ministère de l’Intérieur le pouvoir de restreindre la liberté de mouvement d’un suspect ou encore son droit à posséder certains objets, en dehors de toute procédure judiciaire.

Le retour à une législation plus restrictive se heurte cependant à deux obstacles. D’abord les réticences des Libéraux-démocrates, partenaires de coalition des conservateurs et très à cheval sur les libertés publiques. Ensuite les doutes sur le caractère légal de certaines mesures.

Signe des dissensions, conservateurs et Lib-Dems étaient, selon la presse, toujours en train lundi matin de négocier sur le contenu des nouvelles propositions.

Dans une tribune dimanche dans The Observer, l’ancien patron des Lib-Dem, Paddy Ashdown, a appelé David Cameron à ne pas se comporter comme un « cheerleader » des services de sécurité mais de se porter garant des libertés publiques en agissant de manière responsable et « sans paniquer ».

« Je n’ai aucune objection contre une réponse spécifique et proportionnée. Mais il faut qu’elle repose sur des preuves, qu’elle soit respectueuse de nos libertés et attentive à l’impératif de garder l’islam modéré dans notre camp », a-t-il ajouté.

Autre ancien leader des Lib-Dems, Menzies Campbell, a lui fait part de ses doutes quant à l’application de certaines mesures confiscatoires. « Rendre un citoyen apatride est illégal selon la loi internationale », a-t-il dit.

« Le faire de manière temporaire, comme on a l’air de vouloir le proposer, le serait aussi il me semble » et « ce serait contesté ici devant nos tribunaux et peut-être aussi la Cour européennes des droits de l’Homme ».

Attention à ne pas « faire des promesses qu’on ne peut pas tenir », a également averti lundi sur le plateau de la BBC Edward Garnier, député conservateur et avocat.

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