Canada : Une candidate Vert suscite la polémique après des propos sur Israël
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Canada : Une candidate Vert suscite la polémique après des propos sur Israël

Dale Dewar a dénigré Israël, affirmant que le pays est "pratiquement un violeur en série" et que le sionisme est "une secte"

Dale Dewar, candidate du Parti vert dans la circonscription de Regina-Qu’Appelle. (Crédit : Facebook)
Dale Dewar, candidate du Parti vert dans la circonscription de Regina-Qu’Appelle. (Crédit : Facebook)

Dale Dewar, candidate du Parti vert dans la circonscription de Regina-Qu’Appelle, au Canada, a provoqué la polémique après des propos sur la Shoah et Israël publiés principalement en 2019 sur son compte Twitter, depuis supprimé.

Les Amis du Centre Simon-Wiesenthal pour les études sur la Shoah ont réclamé sa démission jeudi dernier aux prochaines élections.

Selon le journal The Canadian Jewish News, Mme Dewar a ainsi dénigré Israël, en affirmant que le pays est « pratiquement un violeur en série » et que le sionisme est « une secte ».

Elle a ajouté que les Israéliens auraient besoin d’un soutien psychologique afin qu’ils passent outre leur trouble de stress post-traumatique suite à la Shoah.

Avant de supprimer son compte Twitter le 10 septembre, en pleine polémique, Dale Dewar avait publié des messages indiquant qu’elle « condamnait l’antisémitisme ».

Elle a également publié des excuses. Dans un mail adressé par le Parti vert au journal Global News, Dewar a déclaré : « Je crois profondément dans les droits de l’Homme et aux valeurs progressistes, c’est pourquoi j’ai choisi de me porter candidate pour le Parti vert du Canada. En raison de mon attachement à ces valeurs, j’ai critiqué l’État d’Israël et sa façon dont il traite le peuple palestinien. »

« Je crois qu’il y a de sérieux problèmes avec les politiques du gouvernement israélien vis-à-vis de la Cisjordanie et de la bande de Gaza, mais je suis consciente que mes critiques sont allées trop loin », a-t-elle déclaré, ajoutant être « profondément désolée pour cela. »

Le peuple et les entreprises israéliennes « ne doivent pas être punis pour les actions de leur État. Israël a absolument le droit de se défendre contre la violence », a-t-elle ajouté.

Alors qu’elle avait comparé Israël à l’Afrique du Sud du temps de l’apartheid, elle a écrit que « cette comparaison était une erreur [qu’elle] regrette beaucoup ».

The Canadian Jewish News a également rapporté que Dewar lui avait présenté des excuses dans un message indiquant : « Je suis profondément désolée pour l’utilisation de ce langage incendiaire dans la description de la situation au Moyen-Orient ; c’était inacceptable et je le regrette. Aujourd’hui, j’ai supprimé tous ces messages. »

Dans son communiqué appelant à sa démission, les Amis du Centre Simon-Wiesenthal ont demandé au parti de reconnaître que les propos de Dewar étaient « vils » et « minimisent les horreurs de l’Holocauste », ajoutant que son retrait « serait un message indiquant que de tels candidats ne seront pas tolérés » par le parti.

Les Verts n’ont pas réagi.

La semaine dernière, le Parti vert du Canada avait annoncé accepter la démission de son candidat Erik Schomann, en Ontario, suite à un commentaire jugé islamophobe.

Dans un message il y a quelques années sur les réseaux sociaux, l’homme avait posté une photo de lui le montrant en train de rôtir un cochon, accompagnée du message : « Nous avons envoyé les restes au Danemark pour soutenir les opposants à la caricature de Mahomet. » Il faisait référence à la publication par un journal danois d’une caricature du prophète Mahomet en 2005.

Dans un communiqué, le parti avait dit avoir « une politique de tolérance zéro pour le sexisme, l’islamophobie, l’antisémitisme, la misogynie, l’homophobie ou tout autre discours haineux ».

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