Cazeneuve : Le Pen, « un mensonge par jour » voire « par heure »
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Cazeneuve : Le Pen, « un mensonge par jour » voire « par heure »

La candidate du FN a affirmé que la France connaissait une envolée de l'immigration, à majorité musulmane

Bernard Cazeneuve, Premier ministre français. (Crédit : Thomas Samson/AFP)
Bernard Cazeneuve, Premier ministre français. (Crédit : Thomas Samson/AFP)

Le Premier ministre Bernard Cazeneuve a accusé mercredi Marine Le Pen commettre « un mensonge par jour », voire « par heure ».

Pour lui, la candidate du FN à la présidentielle est à la tête du « parti du désordre ».

Lors d’une rencontre à Matignon avec la presse européenne, où de nombreuses questions à propos de la candidate frontiste lui ont été posées, le chef du gouvernement a poursuivi son offensive politique contre le FN, menée conjointement avec le président Hollande.

« Il n’y a pas d’augmentation de l’immigration en France, c’est un mensonge. Mais Marine Le Pen c’est un mensonge par jour et si elle s’exprime chaque heure c’est un mensonge par heure », a déclaré M. Cazeneuve. Il répondait ainsi à une journaliste qui lui demandait s’il était exact qu’il y avait en France une envolée de l’immigration, à majorité musulmane.

« J’ai entendu Marine Le Pen indiquer dans une émission, il y a de cela quelques semaines, que l’on ne renvoyait aucun étranger en situation irrégulière, c’est un nouveau bobard, un énorme mensonge, nous renvoyons chaque année 15 000 étrangers en situation irrégulière et nous avons rétabli le contrôle aux frontières, au cas où elle ne le saurait pas », a-t-il rétorqué.

« L’extrême droite, dans l’histoire de notre pays et dans l’histoire de l’Europe, ce sont des mensonges qui peuvent à un moment donné séduire mais qui aboutissent toujours à des désastres », a dit M. Cazeneuve.

« Derrière les outrances, le parti de Marine Le Pen est pour moi le parti du désordre », dit M. Cazeneuve, car « il représente un risque considérable de fractionnement de la société française et d’affaiblissement de ses institutions ».

Multipliant les mises en garde contre le « populisme » à l’occasion de leurs déplacements en terres frontistes, François Hollande et Bernard Cazeneuve ont engagé leur dernière bataille ces dernières semaines. Ils entendent ainsi oeuvrer à la défaite du Front national à la présidentielle, même si les deux têtes de l’exécutif peinent à se faire entendre en cette fin de quinquennat.

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