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Chambres à gaz : Le Pen dit ne pas avoir « à demander pardon »

L'ancien dirigeant frontiste a dit qu'il reconnaîtra "peut-être" la Shoah dans le tome 2 de ses mémoires

Le fondateur du Front nationbal (FN, parti d'extrême droite française, prend la pose sur cette photo prise à Saint-Cloud, à l'ouest de Paris, le 27 janvier 2016 (Crédit :  AFP PHOTO / JOEL SAGET)
Le fondateur du Front nationbal (FN, parti d'extrême droite française, prend la pose sur cette photo prise à Saint-Cloud, à l'ouest de Paris, le 27 janvier 2016 (Crédit : AFP PHOTO / JOEL SAGET)

L’ancien président et cofondateur du FN Jean-Marie Le Pen a déclaré lundi qu’il reconnaîtrait « peut-être » la Shoah dans le deuxième tome de ses mémoires mais a refusé de « demander pardon » pour ses propos polémiques à cet égard.

Interrogé sur CNews pour savoir s’il reconnaîtrait la Shoah dans la suite de ses mémoires, dont le premier tome paraît jeudi, Le Pen a répondu : « peut-être, si l’occasion se présente, en l’occurrence oui, parce que ça été un phénomène historique important ».

Pourquoi Le Pen ne mentionne-t-il pas dans le premier tome la rafle des juifs ? « Je n’ai pas connu ces choses-là » et « je n’écris pas un livre sur la guerre », a répondu Le Pen.

En revanche, l’ancien dirigeant frontiste a déclaré qu’il « n’avait pas à (s)’excuser » ou « à demander pardon » pour ses propos polémiques répétés sur les chambres à gaz, « détail » de l’histoire selon lui.

« Je n’ai pas à demander pardon à qui que ce soit. Je peux avoir de la compassion pour ceux qui ont souffert, comme moi d’ailleurs, de la guerre », a-t-il déclaré.

« Ce que je regrette, c’est l’usage abusif qui a été fait d’une formule qui n’avait, en elle-même, absolument rien d’outrageant ni de réducteur. Je crois que c’est une technique de combat dont j’ai été la victime », a estimé Le Pen.

Le 2 avril 2015, M. Le Pen avait réitéré ses propos sur les chambres à gaz, « point de détail » de l’histoire selon lui. Il avait confié cinq jours plus tard à l’hebdomadaire d’extrême droite Rivarol qu’il n’avait jamais considéré le maréchal Pétain comme un « traître ». La présidente du FN Marine Le Pen avait alors parlé à son propos d’un « suicide politique ». Le 20 août, il avait été exclu du parti par le bureau exécutif.

Une longue bataille judiciaire a suivi opposant le père et sa fille. Le 9 février la justice a confirmé l’exclusion de Le Pen du FN mais l’a maintenu à la présidence d’honneur, qu’il pourrait cependant perdre lors du congrès de Lille les 10 et 11 mars.

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