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Charles Berling lira « Calek » au Festival de tragédies de Nice

"L'actualité est anxiogène, alors on a besoin de magnifier ce qui nous fait peur," affirme Murielle Mayette-Holtz, directrice du Théâtre national de Nice

L'acteur français Charles Berling pose pour une photo lors d'une séance photo pour « l'Ile aux 30 cercueils » dans le cadre de la 5e édition du Festival international des séries de Cannes (Canneseries), à Cannes, dans le sud de la France, le 3 avril 2022. (Crédit : HACHE / AFP)
L'acteur français Charles Berling pose pour une photo lors d'une séance photo pour « l'Ile aux 30 cercueils » dans le cadre de la 5e édition du Festival international des séries de Cannes (Canneseries), à Cannes, dans le sud de la France, le 3 avril 2022. (Crédit : HACHE / AFP)

Pour valoriser son amphithéâtre romain bimillénaire et transcender des passions toujours actuelles, Nice lance cet été son Festival de tragédies, présenté comme unique en France, avec l’ambition d’en faire à l’avenir un rendez-vous culturel majeur.

Sur les affiches, on est loin des palmiers et des bleus que la mer et le ciel offrent en juin sur la Côte d’Azur. Une plage grise, un vase brisé, un ciel menaçant et cette mise en garde : « Tout débute toujours par une histoire d’amour, de traditions, de confiance ou de famille ».

Pour Nice, tout est parti des arènes de Cimiez, amphithéâtre romain datant du premier siècle après J.C., qui a accueilli le festival de jazz de 1974 à 2010 et fait désormais l’objet d’un programme de rénovation. Après une phase de fouilles, des travaux sont prévus pour organiser l’accueil du public, tout en protégeant les pierres d’époque.

« Nous avons voulu créer une rencontre culturelle qui corresponde au cadre » et qui apporte une nouvelle touche à l’offre niçoise, à côté des festivals d’humour, de musiques actuelles, de musique classique ou encore du Nice Jazz Festival, a expliqué à l’AFP le maire de Nice, Christian Estrosi.

Christian Estrosi (Crédit : Facebook/Christian Estrosi)

A la baguette de ce nouveau festival, Murielle Mayette-Holtz, directrice du Théâtre national de Nice (TNN), s’est vite emparée de cet « espace extérieur magistral », avec une idée de base : en plein air, « on peut s’adresser au ciel, et alors la tragédie est le langage le plus naturel ».

Cette femme de théâtre qui a dirigé la Comédie-Française à Paris ou encore la Villa Médicis à Rome reste marquée par son expérience à Syracuse, en Sicile, où elle avait mis en scène Les Troyennes d’Euripide en 2019, en italien, dans le cadre d’un festival de théâtre grec au succès impressionnant.

Chaque année, en mai et juin, 5 000 personnes se pressent chaque soir sur les gradins de l’amphithéâtre de Syracuse. Et si celui de Cimiez est moins bien conservé et beaucoup plus petit, l’ambition ne manque pas.

Après avoir convoqué Marivaux l’été dernier pour un ballon d’essai, Mme Mayette-Holtz lancera le nouveau festival le 19 juin avec sa mise en scène de Phèdre de Jean Racine, grand classique de la tragédie, qu’elle veut « faire vibrer dans le présent ».

« Je suis la première à aimer rire, mais (…) ça fait du bien d’ouvrir nos cœurs et de mettre des mots sur nos monstres », explique-t-elle. « L’actualité est anxiogène, alors on a besoin de magnifier ce qui nous fait peur », et la tragédie va au-delà du simple drame, elle « convoque les poètes pour donner une colonne vertébrale à notre anxiété ».

Affiche du Festival de tragédies de Nice (Crédit : explore nice côte d’azur)

Avec Andromaque, toujours de Racine, mis en scène par Stéphane Braunschweig, et Hélène après la chute, écrit et mis en scène par Simon Abkarian, les trois semaines de festival feront la part belle aux héroïnes de la mythologie grecque.

Mais le reste du monde aussi a son lot de monstres. Ainsi, Charles Berling lira Calek, d’après les mémoires d’un juif polonais dans le ghetto de Varsovie. Et, hors des arènes de Cimiez, des lectures donneront vie à d’autres textes tragiques plus contemporains.

Pour Mme Mayette-Holtz, ce festival est « la première pierre d’un grand projet artistique » qui pourrait s’emparer d’autres sites imposants des environs de Nice et intégrer la musique, la danse ou des spectacles en langue étrangère pour « faire venir les Italiens et les Grecs ».

Certes, la tragédie contraste avec l’image d’insouciance de la Côte d’Azur l’été. Mais pour la directrice du TNN, les deux ne sont pas incompatibles : après le temps de la légèreté, de la douceur et de la distraction, vient celui « des nuits denses et profondes ».

Et même si les spectateurs ne viennent pas à Nice exprès pour les tragédies, il y a suffisamment de monde l’été pour qu’elles trouvent leur public, déclare M. Estrosi.

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