« Chérie, je vais à Charlie »
Rechercher

« Chérie, je vais à Charlie »

Les derniers mots de Georges Wolinski à sa femme sont aujourd'hui le titre de son livre

Des bougies placées sur un journal montrant les photos du rédacteur en chef et dessinateur de  l'hebdomadaire français satirique Charlie Hebdo Charb,, de Jean Cabut, alias Cabu, de Georges Wolinski et de Michel Renaud, tués la veille lors d'un attentat par deux hommes armés dans les bureaux du journal satirique français Charlie Hebdo, lors d'un rassemblement à Marseille, le 8 janvier 2015. (Crédit : Anne-Christine Poujoulat/AFP)
Des bougies placées sur un journal montrant les photos du rédacteur en chef et dessinateur de l'hebdomadaire français satirique Charlie Hebdo Charb,, de Jean Cabut, alias Cabu, de Georges Wolinski et de Michel Renaud, tués la veille lors d'un attentat par deux hommes armés dans les bureaux du journal satirique français Charlie Hebdo, lors d'un rassemblement à Marseille, le 8 janvier 2015. (Crédit : Anne-Christine Poujoulat/AFP)

« Chérie, je vais à Charlie » sont les derniers mots prononcés par Georges Wolinski à sa femme, Maryse Wolinski en cette matinée du 7 janvier 2015.

Ces derniers mots sont aujourd’hui le titre de son livre publié aux Éditions du Seuil, 137 pages entre hommage à son mari et reconstitution minutieuse des attentats dans les bureaux de Charlie Hebdo, rapporte les Inrocks.

Le premier chapitre qui commence par la date des attentats, « mercredi 7 janvier », s’attache à rapporter les faits qui sont survenus dans les locaux de la rédaction. Elle regroupe ainsi divers témoignages afin que son récit au plus proche de la réalité.

Entre récit journalistique et roman, Maryse Wolinski plonge le lecteur aussi bien au coeur de cette journée cauchemardesque que dans l’intimité de son couple pour refaire vivre les souvenirs partagés avec son mari.

Dans cet ouvrage, l’écrivaine remet également en cause le manque de surveillance des locaux de Charlie hebdo alors que la rédaction était menacée de façon récurrente.

Enfin, elle traite de la période post-attentat ou l’argent, enfin abondant, a remis en cause les relations au sein même de la rédaction de Charlie Hebdo.

Dans cet ouvrage, Maryse Kolinski s’interroge sans pouvoir toutefois trouver de véritables réponses.

Ainsi elle déclare « Puisant ma force dans le chagrin, j’ai cherché à comprendre, à travers le récit de cette journée du 7 janvier 2015 et de ses suites, où se trouvaient les failles. De cette quête, je suis sortie anéantie. Désormais, je suis celle qui va. »

En savoir plus sur :
C’est vous qui le dites...