Rechercher

Cisjordanie : 3 émeutiers arrêtés lors de la démolition d’un avant-poste illégal

Des dizaines de manifestants ont tenté de perturber l'évacuation de Geulat Zion. Une vidéo montre une violente bagarre entre une officière et une manifestante

Stuart Winer est journaliste au Times of Israël

Des policiers et des manifestants s'affrontent à l'avant-poste illégal de Geulat Zion en Cisjordanie, le 17 novembre 2021. (Twitter)
Des policiers et des manifestants s'affrontent à l'avant-poste illégal de Geulat Zion en Cisjordanie, le 17 novembre 2021. (Twitter)

Un avant-poste illégal de Cisjordanie était en cours de démolition mercredi matin, déclenchant de violents affrontements entre la police et des dizaines d’émeutiers.

Trois personnes ont été arrêtées, soupçonnées d’avoir attaqué des policiers lors de l’évacuation de l’avant-poste de Geulat Zion dans le bloc d’implantations de Shiloh, dans le centre de la Cisjordanie.

Une cinquantaine de personnes sont arrivées sur le site pour s’opposer à l’évacuation de l’avant-poste par l’administration civile, une entité israélienne qui gouverne la Cisjordanie.

Une courte vidéo partagée sur les réseaux sociaux montre une agente de la police des frontières en train de se battre avec une jeune femme. On voit la policière donner un coup de genou à la manifestante, puis la jeter au sol, où le combat entre les deux femmes continue.

D’autres émeutiers sont montés sur le toit d’une pelleteuse qui participait à l’évacuation et ont refusé de descendre de leur perchoir.

Des protestataires masqués ont également jeté des pierres sur les forces de sécurité, endommageant trois véhicules, a rapporté la chaîne publique Kan.

Deux familles et plusieurs adolescents vivent dans l’avant-poste.

« Ce gouvernement a prouvé une fois de plus que les valeurs sionistes de construire des implantations et d’être des pionniers ne font pas partie de ses valeurs », a déclaré un communiqué au nom de l’avant-poste.

Le chef de la faction d’extrême droite Otzma Yehudit, le député Itamar Ben Gvir, a déclaré dans un communiqué : « Au moment où des zones du sud sont conquises par des constructions massives non autorisées, le gouvernement a choisi d’imposer la destruction de maisons juives qui viennent s’implanter sur la terre. » Ben Gvir faisait apparemment référence aux constructions illégales massives des communautés bédouines dans le sud du pays.

L’évacuation intervient dans un contexte de recrudescence de la violence des habitants d’implantations israéliens à l’encontre des Palestiniens au cours des derniers mois, avec 67 incidents de ce type signalés pendant la récolte des olives de cette année, contre 42 l’année dernière, selon les chiffres de Tsahal cités par la radio de l’armée cette semaine.

Les agressions et les actes de vandalisme perpétrés par les résidents juifs contre les Palestiniens et les forces de sécurité israéliennes en Cisjordanie sont communément appelés des attaques du « Prix à payer ». Les auteurs de ces actes prétendent qu’il s’agit de représailles à la violence palestinienne ou aux politiques gouvernementales considérées comme hostiles au mouvement des implantations, telles que la suppression des avant-postes.

L’équipe du Times of Israel a contribué à cet article.

En savoir plus sur :
C’est vous qui le dites...