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Cisjordanie : 300 fusils d’assaut seront distribués aux brigades civiles de sécurité

Les armes sont livrées en coordination avec Tsahal et la Sécurité nationale, suite à l’assaut du Hamas et en pleine flambée de violence contre les Palestiniens en Cisjordanie

Jeremy Sharon est le correspondant du Times of Israel chargé des affaires juridiques et des implantations.

Le chef du Conseil de Samarie, Yossi Dagan, aide à distribuer des fusils d'assaut aux escouades de sécurité civiles dans les implantations du nord de la Cisjordanie, le 22 octobre 2023. (Crédit : Roi Hadi)
Le chef du Conseil de Samarie, Yossi Dagan, aide à distribuer des fusils d'assaut aux escouades de sécurité civiles dans les implantations du nord de la Cisjordanie, le 22 octobre 2023. (Crédit : Roi Hadi)

Le Conseil régional de Samarie est en train de distribuer 300 fusils d’assaut aux escouades de sécurité civile dans les implantations du nord de la Cisjordanie, en coordination avec le ministère de la Sécurité nationale et Tsahal.

Le chef du conseil régional de Samarie, Yossi Dagan, a déclaré qu’il avait collecté des « millions » de shekels auprès de donateurs du monde entier pour acheter ces fusils.

La distribution a commencé dimanche, en coordination avec Tsahal, qui a remis 200 fusils à des membres d’équipes de sécurité civile dans la région de Samarie, au nord de la Cisjordanie. Les 100 fusils restants seront distribués au cours de la semaine.

Un porte-parole de Dagan n’a pas répondu aux questions portant sur le choix des équipes de sécurité des implantations qui recevront les fusils d’assaut ni à celles visant à savoir si celles des avant-postes illégaux de Cisjordanie en recevront aussi.

« Nous sommes unis d’une main de fer, unis et solidaires. Nous accomplissons notre part du travail en défendant les implantations de Samarie, et sommes donc partenaires de la victoire de l’État d’Israël », a déclaré Dagan.

« Ce qui s’est passé ne se reproduira plus jamais. Nous défendrons la Samarie, nous défendrons l’État d’Israël… Nous défendons notre honneur et l’honneur du peuple d’Israël », a-t-il ajouté, faisant référence à l’invasion du sud d’Israël par le groupe terroriste Hamas, le 7 octobre, et aux atrocités qu’il a perpétrées.

Des milliers de terroristes du Hamas ont franchi la barrière de Gaza dans un assaut de choc pour déferler sur les postes de Tsahal et sur les communautés qui n’étaient pas préparées à un tel massacre. Ils ont tué, torturé et mutilé quelque 1 400 personnes, pour la plupart des civils. Ils en ont blessé des milliers d’autres et ont enlevé plus de 200 personnes pour les emmener à Gaza.

Des tireurs palestiniens lors des funérailles d’un homme tué au cours d’un raid militaire dans le camp de réfugiés de Nur Shams à Tulkarem, en Cisjordanie, le 20 octobre 2023. (Crédit : Nasser Ishtayeh/Flash90)

Le ministère de la Sécurité nationale, dirigé par le ministre Itamar Ben Gvir, a mis l’accent sur l’armement des équipes de sécurité civile à la suite des événements du 7 octobre, et a lui-même acheté 10 000 fusils d’assaut pour ces équipes dans tout le pays.

Plusieurs de ces équipes de défense civile dans la région frontalière de Gaza ont joué un rôle crucial en contrecarrant et en éliminant les terroristes du Hamas pendant l’attaque, contribuant ainsi à sauver de nombreuses vies.

Depuis le 7 octobre, toutefois, les organisations de défense des droits humains ont exprimé leur inquiétude face aux actes de violence et de harcèlement graves commis par les habitants des implantations à l’encontre des civils palestiniens en Cisjordanie.

Selon l’Autorité palestinienne (AP), six Palestiniens ont été tués par balles par des habitants d’implantations dans le territoire depuis l’attaque du Hamas contre le sud d’Israël, et d’autres ont été blessés.

Au total, au moins 55 Palestiniens ont été tués lors d’affrontements avec les forces de sécurité israéliennes, de raids d’arrestations militaires et d’habitants des implantations, a indiqué la semaine dernière le ministère de la Santé de l’AP.

Lors d’un incident filmé le 13 octobre, un habitant des implantations, est arrivé armé d’un fusil d’assaut aux abords du village d’At-Tuwani, dans le sud des collines d’Hébron, et a tiré à bout portant sur un Palestinien non armé qui, avec plusieurs autres hommes, protestait sa présence.

Les civils ne sont pas autorisés à acheter des fusils d’assaut. L’arme utilisée lors de l’incident du 13 octobre a vraisemblablement été fournie par Tsahal à une équipe de sécurité civile ou appartenait à un soldat de Tsahal qui n’était pas en service.

Lundi, la police du district de Samarie a déclaré que son enquête sur l’incident se poursuivait, en dépit du fait qu’elle dispose d’une vidéo de la fusillade, qu’elle a interrogé le tireur et qu’elle connaît l’identité de l’homme qui a été blessé.

Le groupe de défense des droits humains Yesh Din a recensé une centaine d’incidents au cours desquels des résidents d’implantations ont attaqué des Palestiniens dans 62 villes et villages de Cisjordanie.

L’organisation précise que les résidents d’implantations ont chassé des groupes de bergers palestiniens de leurs terres, incendié des maisons et des véhicules, déraciné des arbres et détruit des biens.

Tsahal et la police ont également considérablement intensifié leurs opérations en Cisjordanie contre les organisations terroristes palestiniennes et ont arrêté quelque 860 suspects depuis le début de la guerre, dont 514 sont membres du Hamas.

Lundi soir, 32 suspects, dont 18 membres du Hamas, ont été arrêtés.

L’organisation La Paix Maintenant, qui fait campagne contre les implantations et le contrôle israélien de la Cisjordanie, s’est inquiétée de la distribution de fusils d’assaut aux équipes de sécurité, estimant que cela revenait à privatiser la sécurité dans la région.

« Il semble qu’au sein du Conseil régional de Samarie, il est admis que l’armée israélienne ne peut pas assurer efficacement la sécurité à la fois des frontières du pays et des implantations situées au plus profond des territoires palestiniens », a déclaré l’organisation.

« Au lieu de rechercher des solutions stratégiques, telles que des frontières défendables, la tendance est à la privatisation de la sécurité et à l’augmentation de la distribution d’armes. Si l’armée ne peut pas assurer la sécurité, il est clair que la privatisation n’est pas une solution ; c’est une recette potentielle pour un désastre ».

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