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Cisjordanie : Une Palestinienne de 68 ans meurt lors d’une opération de Tsahal

Son mari accuse un soldat de l’avoir bousculée, l’armée affirme ne pas être entrée dans le domicile et évoque une intervention médicale après un malaise

Sabriya Shamasneh (Credit : X)
Sabriya Shamasneh (Credit : X)

Une Palestinienne de 68 ans est décédée mardi matin lors d’une opération de l’armée israélienne dans son village de Jayyus, dans le nord de la Cisjordanie, selon des médias palestiniens.

L’agence de presse officielle de l’Autorité palestinienne (AP), WAFA, rapporte que Sabriya Shamasneh serait décédée d’une défaillance cardiaque provoquée par « un choc et une peur intenses », alors que des soldats tentaient de pénétrer de force dans son domicile vers 2 heures du matin.

Elle a été déclarée morte à l’hôpital de Qalqilya.

L’armée israélienne conteste cette version. Selon des informations rapportées par le site Ynet, Tsahal affirme ne pas être entrée dans la maison et indique que des soldats opérant à proximité s’y sont rendus pour lui porter assistance après avoir été informés qu’elle faisait une crise cardiaque.

Interrogé par Al Jazeera, le mari de la victime, Walid Shamasneh, livre une version différente des faits. Il affirme que des soldats ont fait irruption à leur domicile et que l’un d’eux a repoussé Sabriya avec son fusil d’assaut, provoquant sa chute. Elle aurait alors heurté la tête contre un mur et succombé à ses blessures.

« Je me suis levé pour m’habiller, mais ils étaient déjà en train d’enfoncer la porte et d’entrer dans notre chambre », raconte-t-il. Il ajoute que les soldats ont fouillé les vêtements, la literie et les meubles avant de quitter les lieux.

Selon lui, Sabriya est ensuite sortie pour appeler leur fils, pensant que les soldats l’avaient emmené chez un proche du village. Il reste difficile de déterminer précisément où elle se trouvait à ce moment-là ni pourquoi elle pensait qu’ils recherchaient leur fils.

Walid Shamasneh affirme qu’alors qu’elle le cherchait, un soldat l’aurait « poussée avec son arme », ajoutant qu’elle « s’est effondrée et a heurté le mur ». « Quand elle est tombée, de la mousse sortait de sa bouche et elle ne parlait plus », poursuit-il.

« Je suis arrivé et elle gisait au sol. Je lui ai dit : ‘Vous n’avez donc aucune compassion ? Elle est morte’ », ajoute-t-il.

Le soldat a répondu qu’une ambulance viendrait la transporter à l’hôpital, tandis que les troupes ont poursuivi leur opération, raconte Walid Shamasneh.

« Est-ce qu’il y a pire que ça ? », demande-t-il, en larmes.

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