Climat: « nous sommes en train de perdre la course », avertit Guterres
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Climat: « nous sommes en train de perdre la course », avertit Guterres

Pour le secrétaire général de l'ONU, les engagements pris à Paris étaient déjà "insuffisants", "il faut que les pays prennent des engagements plus ambitieux"

Des émanations de fumées dans plus grande centrale électrique d'Europe, à Belchatow, en Pologne, le 28 novembre 2018. (Crédit : AP Photo/Czarek Sokolowski)
Des émanations de fumées dans plus grande centrale électrique d'Europe, à Belchatow, en Pologne, le 28 novembre 2018. (Crédit : AP Photo/Czarek Sokolowski)

DAVOS – « Nous sommes en train de perdre la course » face à l’accélération du changement climatique faute de « volonté politique », a mis en garde jeudi le secrétaire général de l’ONU, en marge du Forum économique mondial de Davos.

« Le changement climatique court plus vite que nous, nous sommes en train de perdre la course et ce pourrait être une tragédie pour la planète », a lancé Antonio Guterres lors d’une interview diffusée en direct sur Facebok.

« L’évolution est pire que prévu » et « il est donc absolument indispensable d’inverser la tendance », a-t-il insisté, en s’adressant notamment aux quelque 3 000 responsables économiques et politiques réunis depuis le début de la semaine dans cette station des Alpes suisses.

L’accord de Paris sur le climat a été fragilisé par le retrait des Etats-Unis décidé par le président américain Donald Trump, et par la perspective d’une décision similaire du nouveau président d’extrême-droite brésilien Jair Bolsonaro.

Antonio Guterres, secrétaire général de l’ONU, prononce un discours lors de la 54e Conférence de Munich sur la sécurité, le 16 février 2018, à Munich, en Allemagne (Crédit : AFP / Thomas Kienzle)

Mais pour le secrétaire général de l’ONU, les engagements pris à Paris étaient déjà « insuffisants ». Dans le cadre de cet accord conclu en 2015, les différents pays avaient convenu de limiter la hausse des températures à moins de deux degrés par rapport aux niveau pré-industriels.

« Il faut que les pays prennent des engagements plus ambitieux », a estimé M. Guterres, jugeant que « la volonté politique est absente », alors que le changement climatique « est le problème le plus important auquel l’humanité est confrontée ».

« Nous continuons à subventionner les énergies fossiles, ce qui n’a aucun sens », a-t-il notamment épinglé, appelant également à « mobiliser le secteur financier ».

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