Clôture de l’affaire de corruption présumée d’un juge par Sara Netanyahu
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Clôture de l’affaire de corruption présumée d’un juge par Sara Netanyahu

Avichai Mandelblit estime qu'Hila Gertsel n'a pas reçu "d'offre concrète" en échange de l'abandon de l'enquête contre l'épouse du Premier ministre

La juge à la retraite  Hila Gerstel lors d'une réunion de la commission de la Constitution, du droit et de la Justice à la Knesset, le 27 janvier 2016 (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)
La juge à la retraite Hila Gerstel lors d'une réunion de la commission de la Constitution, du droit et de la Justice à la Knesset, le 27 janvier 2016 (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)

Le procureur général d’Israël a annoncé lundi la clôture de l’enquête pour corruption d’une ancienne juge reliée à des investigations concernant Sara Netanyahu.

Selon un communiqué du ministère de la Justice, Avichai Mandelblit a indiqué avoir classé l’affaire incriminant Hila Gerstel par manque de preuves concrètes, se rangeant ainsi du côté des enquêteurs de la police et des procureurs.

D’après les enquêteurs, les preuves ayant déclenché l’ouverture d’une enquête contre la juge Gerstel se sont avérées erronées.

Ils pensaient au départ que la juge s’était vu offrir une meilleure chance de devenir procureur général si elle laissait tomber une enquête. Baptisée Affaire 1270, celle-ci se penchait sur des allégations de détournement de fonds publics de la part de l’épouse du Premier ministre, Sara.

Sara Netanyahu, épouse du Premier ministre, arrive au tribunal de Jérusalem le 7 octobre 2018. (Crédit : AFP / Pool/Amit Shabi)

Le ministère de la Justice indique que Gerstel n’a pas reçu d’offre concrète et ne peut pas affirmer avec certitude que Nir Hefetz, l’ancien porte-parole des Netanyahu, lui a proposé un pot-de-vin, comme le pensait initialement la police. Il s’agissait d’une discussion abstraite, a expliqué la juge, et ne comprenait pas « d’offre solide. »

Ce sont les médias qui avaient initialement rapporté l’enquête visant Gerstel, en février 2018. Ils avaient indiqué que la police se penchait sur des soupçons de corruption de la part de Hefetz et Kamir, qui auraient proposé en 2015 de nommer la juge Hila Gerstel procureur général si elle acceptait de mettre fin à l’enquête sur Sara Netanyahu. Le Premier ministre, jamais soupçonné dans l’affaire, avait dit à l’époque qu’il était très peu probable que Hefetz ait émis une telle idée.

Dans un communiqué la police a expliqué : « L’enquête a été ouverte après la réception d’informations, soutenues par des preuves, laissant entendre qu’Eli Kamir et Nir Hefetz auraient proposé à la juge Hila Gerstel à la fin 2015 d’appuyer sa nomination au poste de procureur général, si elle s’engageait à abandonner une enquête en cours à l’époque ».

Le procureur général Avichai Mandelblit lors d’une conférence à Jérusalem le 5 février 2018. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)

En septembre dernier, l’enquête visant Sara Netanyahu s’était transformée en inculpation. Mandelblit l’avertit qu’il compte l’inculper de fraude pour avoir détourner 360 000 shekels (environ 100 000 euros) de fonds publics pour son propre usage avec l’intention manifeste d’éviter le paiement de ses dépenses personnelles.

Les charges concernent le retrait de fonds publics pour payer des chefs cuisiniers privés lors d’événements organisés à la résidence du Premier ministre. Les Netanyahu avaient nié toute faute et s’étaient dit victimes d’une chasse aux sorcières fomentée par des médias hostiles.

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