Comment l’État islamique se fournit Internet ?
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Comment l’État islamique se fournit Internet ?

Internet et les réseaux sociaux constituent de véritables armes pour l'organisation terroriste

Des partisans de l'Etat islamique manifestent à Raqqa, en Syrie, en 2014. (Crédit : capture d'écran YouTube/Vice)
Des partisans de l'Etat islamique manifestent à Raqqa, en Syrie, en 2014. (Crédit : capture d'écran YouTube/Vice)

Il est aujourd’hui de notoriété publique que l’Etat islamique utilise internet comme outil de communication pour à la fois partager son idéologie extrémiste mais aussi pour recruter des djihadistes partout dans le monde notamment via les réseaux sociaux.

L’État islamique s’étend aujourd’hui sur une partie de l’Irak et de la Syrie, des régions désertiques où comme le rapporte Télérama, les installations des télécommunications ont été détruites par quatre années de guerre.

Une question se pose alors, comment l’État islamique se procure-t-il internet ?

La réponse à cette question est simple. L’État islamique se connecte à internet par une connexion satellite. Cette enquête a été révélée par le site Spiegel.

Afin de se fournir en matériel approprié, des djihadistes de l’EI se rendent en Turquie, à Antioche. Se fournir internet par satellite demande toute une logistique, du matériel couteux (modem et antenne) et une main d’oeuvre qualifiée afin de pouvoir le connecter au réseau satellite au sein du califat.

D’autre part l’internet via satellite leur fournit de réels avantages. Il est notamment difficile à tracer.

En plus de l’organisation logistique de devoir se procurer le matériel en Turquie, en dehors des frontières du califat, les satellites utilisés seraient gérés par des opérateurs européens tels que la compagnie britannique Avanti PLC, la luxembourgeoise SES et enfin la société française Eutelsat.

Cette dernière a déclaré ne pas avoir de contact direct avec « l’utilisateur final » mais ses satellites couvrent le territoire de Daesh et elle a signé des accords commerciaux avec la Turquie.

« Nous ne disposons d’aucune preuve qui montre que nos équipements sont utilisés par l’organisation Etat islamique. Demande-t-on à Toyota combien de ses pick-ups sont en circulation en Syrie et en Irak ? » a déclaré la direction de la communication d’Eutelsat à Télérama.

La société SES a également tenté de se déresponsabiliser en expliquant qu’elle fournit seulement de la « capacité » sans fournir les terminaux, qu’elle n’opère seulement en B2B et que la zone géographique est déterminée.

Les connexions suspectes sont analysées a posteriori dès qu’il y a un doute rapporte la société luxembourgeoise. Pour l’instant rien n’a été signalé.

Pour la SES, il est possible qu’un partenaire régional fournisse internet à l’EI de façon illégale.

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