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Condamnations en Autriche dans une affaire de trafic de captagon

Des cargaisons libanaises transitaient par l'Autriche et la Belgique avant d'être expédiées en Arabie saoudite car les importations européennes sont moins contrôlées par Ryad

Des agents de la Direction du contrôle des stupéfiants du ministère de l'Intérieur saoudien trient des comprimés de captagon saisis lors d'une opération spéciale et présentés ensuite à l'AFP dans la ville côtière de Jeddah, sur la mer Rouge, le 1er mars 2022. (Crédit : Fayez Nureldine / AFP)
Des agents de la Direction du contrôle des stupéfiants du ministère de l'Intérieur saoudien trient des comprimés de captagon saisis lors d'une opération spéciale et présentés ensuite à l'AFP dans la ville côtière de Jeddah, sur la mer Rouge, le 1er mars 2022. (Crédit : Fayez Nureldine / AFP)

Toute une famille a été condamnée lundi à des peines de prison ferme en Autriche pour son implication dans un trafic à grande échelle de captagon, un stimulant de type amphétamine répandu au Moyen-Orient, a indiqué à l’AFP un juge du tribunal régional de Salzbourg.

« Le principal suspect a été reconnu coupable et une peine de neuf ans de prison a été prononcée » en première instance, a déclaré le magistrat Peter Egger, après la saisie de près de 14 millions de pilules d’une valeur de 40 millions d’euros.

Son fils a été condamné à six ans et demi d’emprisonnement, sa femme et sa fille à trois ans de privation de liberté, pour trafic de drogue et appartenance à une organisation criminelle.

Quatre complices ont été condamnés à des peines comprises entre 2,5 ans et 7,5 ans, tandis que six autres sont repartis libres au bénéfice du doute. Les personnes condamnées peuvent faire appel.

Les personnes inculpées étaient de nationalité autrichienne, syrienne, libanaise, belge, allemande, turque et hongroise.

Maillon d’un réseau international, la filière autrichienne réceptionnait des cargaisons arrivées clandestinement depuis le Liban en Belgique par voie maritime, puis expédiées en Autriche, cachées dans les cavités de rouleaux de films plastiques.

Dans une pizzeria d’une petite ville de la région de Salzbourg, la drogue était ensuite dissimulée dans des fours à pizza, des machines à laver et d’autres appareils électriques avant d’être expédiée en Arabie saoudite.

La drogue effectuait ce long détour parce que les importations en provenance de l’Union européenne sont beaucoup moins contrôlées par l’Arabie saoudite que les marchandises du Moyen-Orient, selon le parquet.

Le stimulant de type amphétamine fabriqué principalement au Liban, en Syrie et en Irak est surtout destiné à la riche monarchie pétrolière, qui soupçonne le groupe terroriste du Hezbollah d’être le principal instigateur de ce trafic.

Ryad a imposé des restrictions commerciales au Liban, accusé de manquer de coopération.

L’équipe du Times of Israël a contribué à cet article.

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