Confinement de quartiers touchés par le virus dans cinq villes, dont Jérusalem
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Confinement de quartiers touchés par le virus dans cinq villes, dont Jérusalem

Des quartiers de Jérusalem, Beit Shemesh, Lod, Ramle et Kiryat Malachi ont été déclarés "zones restreintes" pendant sept jours, à partir de 13h ce vendredi

La police israélienne fait appliquer les règles d'urgence contre le coronavirus à Jérusalem, le 9 juillet 2020. (Yonatan Sindel/Flash90)
La police israélienne fait appliquer les règles d'urgence contre le coronavirus à Jérusalem, le 9 juillet 2020. (Yonatan Sindel/Flash90)

Jeudi, les ministres du cabinet ont ordonné le confinement de quartiers dans cinq villes et municipalités alors que le nombre de nouveaux cas du coronavirus en Israël a atteint des records.

Des quartiers de Jérusalem, Beit Shemesh, Lod, Ramle et Kiryat Malachi ont été déclarés « zones restreintes » pendant sept jours, à partir de 13h vendredi, selon un communiqué commun du Bureau du Premier ministre et du ministère de la Santé. Les restrictions seront levées à 8h le 17 juillet.

Dans les zones restreintes, les entrées et les sorties sont limitées, tout comme la circulation et les activités commerciales à l’intérieur de la zone, précisait le communiqué, sans rentrer dans les détails.

Le ministère de la Santé a également ordonné des restrictions sur les activités éducatives pour les enfants âgés de 10 ans et plus à Modiin Illit, Beit Shemesh et d’autres endroits d’Ashdod.

À Jerusalem, les quartiers de Romema, Kiryat Sanz et Matersdorf — des zones à majorité ultra-orthodoxe – sont fermés. À Beit Shemesh, les quartiers de Nahala et de K’ne Habosem ; à Lod, Ganei Ya’ar et Sach ; à Ramle, Amidar Beilav ; et à Kiryat Malachi, la zone de Rotner et le quartier Chabad.

D’autres quartiers de Lod seront fermés pour cinq jours.

Des personnels soignants recueillent des échantillons pour effectuer des tests de dépistage au coronavirus dans un centre de santé Clalilt, à Lod, le 25 juillet 2020. (Crédit : Yossi Aloni/FLASH90)

À Jérusalem, mercredi soir, il y avait 2 033 cas actifs confirmés du virus, représentant une augmentation de 121% sur sept jours, précisait le communiqué. Les autres villes ont également enregistré une augmentation des cas en une semaine de plus de 100%, avec Kiryat Malachi observant une poussée de 368%.

La décision des ministres du cabinet a suivi une recommandation sur les fermetures formulée plus tôt jeudi par le ministère de la Santé.

Mardi, l’implantation cisjordanienne de Beitar Illit a été déclarée zone restreinte pendant sept jours, alors que les infections au coronavirus sont montés en flèche.

Vendredi matin, le ministère de la Santé a enregistré 1 586 nouveaux cas de virus depuis jeudi matin, portant le nombre de cas actifs du virus à 16 651. Le nombre total d’infections en Israël a atteint les 35 533 cas, dont 18 532 cas patients guéris. Le ministère a indiqué que 27 996 tests avaient été effectués jeudi, et il a présenté Jerusalem, Tel Aviv-Jaffa, Bnei Brak et Ashdod, comme de foyers où plus de gens devaient être testés.

Selon les chiffres du ministère, il y a 16 651 cas actifs du virus – 1 586 de plus que jeudi. Cela inclut 124 personnes dans un état grave, dont 39 sous respirateurs. 87 autres personnes étaient dans un état modéré et le reste présentait des symptômes légers ou était asymptomatique.

Des maires de plusieurs villes ont réagi avec colère en apprenant la décision d’imposer de nouvelles mesures de confinement dans leurs localités.

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu préside la réunion hebdomadaire du cabinet à Jérusalem, le 28 juin 2020.
(Photo par RONEN ZVULUN / POOL / AFP)

Alors que la crise sanitaire s’intensifie, le Premier ministre Benjamin Netanyahu fait face à une vague de colère et de critiques sur la gestion économique des conséquences de l’épidémie par le gouvernement. Des sondages indiquent une désapprobation grandissante quant à sa gestion des questions économiques.

Jeudi, Netanyahu a dévoilé un nouveau paquet d’aide financière pour les entreprises et les employés qui ont perdu leurs activités à cause des restrictions. Il a reconnu que certaines de mesures prises par le gouvernement pour réouvrir l’économie avaient été prématurées, causant la vague actuelle d’infection.

Lors d’une conférence de presse depuis le Bureau du Premier ministre à Jérusalem, Netanyahu a déclaré que la réouverture de la plus grande partie de l’économie avait été autorisée « trop tôt » avec le recul de l’expérience.

« Je prends la responsabilité de cette mesure, et je prends la responsabilité de régler cela », a-t-il dit.

À son pic, le chômage a atteint plus de 25 %, avec un million d’Israéliens sans emploi. Maintenant, plus de 800 000 Israéliens sont encore au chômage, alors que ce chiffre repart à la hausse à la lumière des nouvelles restrictions mises en place pour lutter contre le pic d’infections.

De nombreux revers dans la lutte contre le virus ont eu lieu ces dernières semaines. Le pays avait été placé en confinement national pendant plusieurs semaines au début de l’épidémie, mais Israël a levé ses restrictions en mai afin de réouvrir l’économie.

Le taux actuel d’augmentation des infections hebdomadaires en Israël est l’un des plus forts au monde, selon un graphique publié lundi après-midi par le ministère de la Santé.

Alors qu’il faut quelques semaines pour que l’augmentation du nombre de cas se répercute sur le nombre d’hospitalisations, le ministère de la Santé a demandé jeudi aux hôpitaux de se préparer à un afflux de patients.

Une lettre envoyée par le ministère aux chefs des services hospitaliers les prévenait de s’attendre à une augmentation du « nombre de patients nécessitant une hospitalisation et au besoin de se préparer à l’épidémie, afin de fournir un soin optimal aux patients ».

Des habitants de Jérusalem portant des masques faciaux par crainte du coronavirus au centre commercial Mamilla à Jérusalem, le 6 juillet 2020. (Olivier Fitoussi/Flash90)

Dès lors, le ministère de la Santé a recommandé la réouverture des services du coronavirus et que « chaque hôpital opère immédiatement, comme vous en avez déjà reçu l’instruction, une politique de dépistage où chaque patient suspecté [d’avoir] le COVID-19 sera dépisté ».

Lundi, le gouvernement a imposé une série de restrictions pour contenir la nouvelle épidémie, notamment en limitant le nombre de personnes autorisées dans les restaurants et les synagogues, en réduisant le nombre de passagers dans les transports publics, en imposant des amendes pour le non-port du masque, en fermant les salles d’événements, les événements culturels, les piscines, les salles de sports, les bars et les discothèques.

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