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Conseils « utiles » contre le piratage de votre téléphone

La police étant soupçonnée d'utiliser des logiciels espions contre des citoyens, la Douzième chaîne propose les conseils de Kaspersky Lab, société basée à Moscou

Extrait des actualités de la Douzième Chaîne diffusé le 7 février 2022 sur "comment essayer de protéger votre téléphone portable" contre le piratage. (capture d'écran)
Extrait des actualités de la Douzième Chaîne diffusé le 7 février 2022 sur "comment essayer de protéger votre téléphone portable" contre le piratage. (capture d'écran)

Alors que le pays est secoué par des révélations explosives alléguant que la police israélienne a utilisé illicitement des logiciels espions de piratage téléphonique contre des dizaines de fonctionnaires, d’activistes et de citoyens, les informations aux heures de grande écoute de la Douzième chaîne lundi soir ont offert quelques conseils « utiles » à son public sur la façon d’ « éviter d’être piraté », ou tout du moins essayer.

Lors d’une courte intervention de son correspondant High-Tech, Ben Mittelman, la chaîne a présenté une série d’actions que « monsieur tout le monde » peut entreprendre, telles que le redémarrage quotidien de son appareil, la suppression de certaines applications, la mise à jour des autres et ne pas cliquer sur des liens suspects.

Il a déclaré que les utilisateurs d’iPhone très préoccupés par le fait qu’ils pourraient être ciblés pourraient envisager d’annuler les fameuses applications iMessage et FaceTime, qui ont été utilisées dans le passé pour accéder aux téléphones. Il a également mis en garde contre l’utilisation de navigateurs populaires tels que Safari ou Chrome de Google.

Cependant, le journaliste a noté que si une organisation – disposant des ressources et de l’accès à des programmes tels que Pegasus de NSO – avait l’intention de mettre votre téléphone sur écoute, « elle réussira probablement », quoi que vous fassiez.

A LIRE : Les experts parlent de Pegasus, cette arme « contre laquelle il n’y a pas de défense »

En introduction, Mittelman a déclaré que les conseils avaient été fournis par Kaspersky Lab, un fournisseur multinational russe de cyber-sécurité et d’antivirus dont le siège est à Moscou et exploité par une holding au Royaume-Uni.

La société développe la sécurité Internet, la gestion des mots de passe, la sécurité des terminaux et vend des antivirus ainsi que d’autres produits et services de cyber-sécurité.

Depuis 2015, cependant, Kaspersky Lab a été confronté à des allégations répétées selon lesquelles il aurait collaboré avec le Service fédéral de sécurité (FSB) russe. En septembre 2017, le département américain de la Sécurité intérieure a interdit ses produits à tous les ministères. Il était interdit aux institutions gouvernementales américaines d’acheter et d’installer des logiciels Kaspersky sur leurs ordinateurs et autres appareils.

Des rapports ultérieurs ont allégué que des hackers russes avaient volé des informations à un sous-traitant travaillant avec l’Agence américaine de sécurité nationale via le logiciel antivirus Kaspersky. La société a nié les allégations.

Bien que Kaspersky Lab se soit efforcé de devenir plus transparent avec ses produits et leur développement, il reste interdit dans plusieurs pays.

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