Coups de feu sur une prison pour la 2e fois cette semaine, des suspects arrêtés
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Coups de feu sur une prison pour la 2e fois cette semaine, des suspects arrêtés

Deux hommes ont été appréhendés dans le cadre d'une campagne d'intimidation présumée contre des agents pénitentiaires impliqués dans la répression des mafieux

Le complexe pénitentiaire d'Ayalon à Ramle, au centre d'Israël (AP/Ariel Schalit)
Le complexe pénitentiaire d'Ayalon à Ramle, au centre d'Israël (AP/Ariel Schalit)

Des inconnus ont ouvert le feu sur le complexe pénitentiaire d’Ayalon à Ramle, dans le centre d’Israël, dans la nuit de jeudi. Il s’agit de la deuxième fusillade de ce type contre une prison en deux jours.

Plusieurs balles ont touché un poste de garde à côté du quartier général de la prison lors de la fusillade qui a eu lieu peu après minuit. Le poste était occupé à ce moment-là, mais aucun blessé n’a été signalé.

La police a déclaré que deux hommes avaient été arrêtés quelques heures après l’incident dans la ville de Ramle, et qu’ils étaient également suspects dans une fusillade similaire, mercredi, et qu’une enquête est en cours pour déterminer s’il s’agit d’un avertissement de la part de caïds de la pègre.

Les suspects, deux hommes âgés de 23 et 47 ans originaires de la ville arabe israélienne de Jaljulia, au nord-est de Tel Aviv, doivent être traduits devant un juge au tribunal de première instance de Petah Tikva plus tard dans la journée pour une demande de détention provisoire, selon les policiers.

La police a déclaré qu’ils sont tous deux soupçonnés d’appartenir à un gang basé à Jaljulia dont le chef s’est vu refuser l’autorisation d’assister aux funérailles de son frère il y a trois semaines. Le chef du gang et d’autres membres sont actuellement en prison pour deux meurtres présumés.

Il s’agit de la deuxième attaque contre un complexe pénitentiaire en deux jours seulement et de la quatrième depuis août. Tôt mercredi matin, une fusillade similaire a eu lieu à la prison de Rimonim, près de Tel Aviv.

Des agents de l’administration pénitentiaire israélienne à l’entrée de la prison de Rimonim, le 23 février 2014. (AP/Ariel Schalit)

La fusillade, ont déclaré les responsables, est considérée comme un « avertissement » aux responsables de l’administration pénitentiaire qui ont réprimé les activités des organisations criminelles à l’intérieur de la prison ces derniers mois.

On soupçonne que les récents incidents s’inscrivent dans le cadre de la même campagne contre le personnel pénitentiaire.

Le crime organisé soupçonné d’être responsable des attentats a « franchi toutes les lignes rouges », ont déclaré des responsables mercredi.

« Nous estimons qu’il s’agit du travail d’organisations criminelles contre lesquelles nous travaillons, qui ont abandonné toutes les limites qu’elles avaient et sont prêtes à commettre épisodiquement des attaques graves, notamment des fusillades contre des murs de prison et des menaces verbales et autres contre des fonctionnaires et des gardiens du service carcéral afin de les contrer en recourant à l’intimidation », ont-il ajouté.

Début octobre, une bombe a explosé à l’intérieur d’une voiture appartenant au responsable de l’une des ailes de la prison de Rimonim alors qu’elle était garée près de chez lui à Netanya. Personne n’a été blessé lors de l’attaque, mais la voiture a été fortement endommagée.

L’agent visé par l’attentat supervise la section de la prison qui abrite les membres de l’organisation criminelle soupçonnés d’être impliqués dans la fusillade de la semaine dernière.

En août, une grenade paralysante a été lancée contre la clôture extérieure de la prison de Maasiyahu à Ramle.

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