Rechercher

COVID-19 : Les employés du Tourisme doivent trouver un nouvel travail, dit Liberman

Les employés du secteur s'insurgent contre les restrictions interdisant l'entrée des étrangers en Israël ; la liste des pays "rouges" sera réactualisée quotidiennement

Le ministre des Finances Avigdor Liberman pendant une réunion de faction de sa formation Yisrael Beytenu à la Knesset, le 26 juillet 2021. (Crédit :Yonatan Sindel/Flash90)
Le ministre des Finances Avigdor Liberman pendant une réunion de faction de sa formation Yisrael Beytenu à la Knesset, le 26 juillet 2021. (Crédit :Yonatan Sindel/Flash90)

Alors que le gouvernement a convenu de réactualiser la liste des pays « rouges » – les pays touchés par un taux élevé d’infections au coronavirus – et que cette initiative pourrait encore réduire le nombre des déplacements à l’étranger et des entrées sur le sol israélien, le ministre des Finances, Avigdor Liberman, a estimé que les employés de l’industrie du tourisme devaient commencer à chercher un nouveau travail.

« Concernant les employés d’agences de voyage et les guides touristiques, il faut le leur dire : Commencez à changer de profession », a dit Liberman au cours de la réunion du cabinet, dimanche.

« Nous, en tant qu’experts de l’industrie du tourisme, nous savons qu’à l’avenir, la demande pour nos services sera élevée », a déclaré pour sa part Yoav Rotem, un guide touristique, devant les caméras de la Douzième chaîne.

« On va fermer mon lieu de travail, on va me mettre hors-service – pas au chômage, on me mettra hors-service. Ce sera sa faute à lui et à son gouvernement », s’est insurgé Rotem, critiquant Liberman.

Des voyageurs à l’aéroport international Ben Gurion le 13 septembre 2021. (Crédit : Nati Shohat/FLASH90)

Dans un contexte d’apparition du variant Omicron, à la fin du mois dernier, le gouvernement a pris la décision extrême de fermer les frontières à tous les ressortissants étrangers pendant deux semaines. Jeudi dernier, le Premier ministre Naftali Bennett a fait savoir que cette mesure serait encore prolongée de dix jours supplémentaires.

Expliquant sa décision, dimanche, Bennett a affirmé que « nous voulons retarder l’entrée d’Omicron dans le pays en utilisant les restrictions mises en place à l’aéroport Ben Gurion et, en même temps, profiter de ces jours précieux pour renforcer l’immunité de tous. Notre protection n’est pas suffisante pour le moment ».

« Il y a deux semaines, nous avons décidé de restreindre fortement les entrées dans le pays et certains nous ont dit que ça allait trop loin – mais on peut aujourd’hui constater que nous n’allons pas du tout trop loin », a-t-il dit lors de l’ouverture de la réunion hebdomadaire du cabinet à Jérusalem. « Oui, le variant Omicron est inquiétant. L’Europe entre dans la période des fêtes avec des limitations significatives, voire des confinements dans certains pays ».

Par ailleurs, la liste des pays interdits a été réactualisée. Elle comprend dorénavant le Royaume-Uni et le Danemark, a fait savoir le ministère de la Santé, dimanche soir.

La Dr Sharon Alroy-Preis, chef des services de santé publique au ministère de la Santé, lors d’une conférence de presse à Jérusalem le 12 décembre 2021. A sa droite, le ministre de la Santé Nitzan Horowitz et le directeur général du ministère de la Santé Nachman Ash. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)

Le ministre de la Santé Nitzan Horowitz a annoncé que d’autres pays supplémentaires intégreraient dans les prochains jours la liste « rouge » mais il a souligné que le gouvernement ne prévoyait pas actuellement d’interdire totalement les voyages internationaux.

Il a aussi vivement recommandé aux Israéliens de s’abstenir de partir à l’étranger sans nécessité absolue.

« Ceux qui prévoient de partir en déplacement à l’étranger en ce moment doivent savoir qu’à leur retour, il est probable qu’ils devront se placer en pleine quarantaine parce que le pays sera inscrit comme pays rouge », a commenté Nachman Ash, directeur-général du ministère, pendant une conférence de presse.

Selon les nouvelles règles de quarantaine qui ont été approuvées dimanche par une commission de la Knesset, les Israéliens qui viennent des pays « rouges » doivent se placer à l’isolement pendant au moins dix jours dans une structure dirigée par l’État. Ils peuvent néanmoins terminer leur quatorzaine chez eux s’ils sont testés négatifs au variant Omicron.

Un agent de santé prépare des doses du vaccin COVID-19 de Pfizer-BioNTech pour les enfants, dans un centre de vaccination Clallit à Jérusalem, le 28 novembre 2021. (Olivier Fitoussi/Flash90)

Selon les derniers chiffres du ministère de la Santé, 223 cas de coronavirus ont été confirmés samedi, ce qui représente 0,63 % des tests réalisés ce jour-là.

Le nombre de cas graves a récemment dépassé les cent, plusieurs jours après avoir baissé en-dessous de ce seuil pour la toute première fois depuis quatre mois.

8 201 personnes ont succombé à une forme grave de la COVID-19 en Israël depuis l’apparition de l’épidémie. Aucun décès n’a été enregistré depuis lundi dernier.

6 400 940 Israéliens au total ont bénéficié d’une première dose de vaccin et 5 789 014 en ont reçu deux. 4 120 329 ont reçu une injection de rappel.

En savoir plus sur :
C’est vous qui le dites...