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COVID-19 : Plus de 14 000 nouveaux cas en 24 heures

Les officiels de la santé s'inquiètent d'une possible hausse du nombre de cas graves avant Pessah, évoquant le taux de reproduction de base du virus qui grimpe

Un infirmier prélève un échantillon dans un centre de dépistage du coronavirus de type drive-in à Modiin, le 21 mars 2022. (Crédit : Yossi Aloni/Flash90)
Un infirmier prélève un échantillon dans un centre de dépistage du coronavirus de type drive-in à Modiin, le 21 mars 2022. (Crédit : Yossi Aloni/Flash90)

Plus de 14 000 nouveaux cas de COVID-19 ont été confirmés en Israël lundi, selon les chiffres diffusées mardi matin par le ministère de la Santé. Ce chiffre est le plus élevé à avoir été enregistré depuis plus d’un mois.

Avec 14 460 nouveaux cas, le nombre de cas actifs du coronavirus s’élève à 57 152. Actuellement, 786 personnes sont hospitalisées, 320 sont dans un état grave et 138 ont été placées sous respirateur.

Le taux de reproduction de base – R-0 – atteint 1,33, indiquent les statistiques les plus récentes du ministère. Il était à 0,9 il y a une semaine seulement et c’est le chiffre le plus élevé à avoir été enregistré depuis le mois de janvier.

La professeure Gili Rahav, directrice du service des maladies infectieuses à l’hôpital Sheba, explique que cette augmentation du nombre de nouveaux cas semble entraînée en partie par le variant BA.2, qui est un sous-variant d’Omicron.

« Il y a beaucoup de gens qui n’ont pas encore été malades et qui pourraient être infectés » par ce variant, a déclaré Rahav au micro de la station de radio Kan.

De plus, a-t-elle ajouté, un grand nombre d’Israéliens ont relâché leur vigilance « parce qu’ils pensent que tout ça est derrière nous – mais ce n’est pas encore le cas », ce qui entraîne un plus grand nombre d’infections.

Les Israéliens fêtent Pourim à proximité du marché Mahane Yehuda à Jérusalem, le 18 mars 2022. (Crédit : Olivier Fitoussi/Flash90)

Depuis le début de l’épidémie en Israël, au mois de mars 2020, près de 3,8 millions d’Israéliens – soit environ 40 % de la population – ont été testés positifs à la COVID-19. Rahav a indiqué qu’elle pensait que ce pourcentage était plus proche de 50 %, et elle a fait remarquer que si les Israéliens qui ont attrapé le variant Omicron ont plus de chances d’être protégés contre les variants actuels, « nous savons que ceux qui ont été contaminés par les variants Alpha ou Delta, dans le passé, ne le sont très certainement pas ».

Il ne reste que peu de restrictions mises en œuvre dans le pays en cette fin de la cinquième vague : une preuve de vaccination n’est plus nécessaire pour assister aux événements ; les rassemblements ne sont plus limités en termes de participants et les touristes non-vaccinés sont autorisés à entrer dans le pays. La dernière limitation majeure encore en place est celle de l’obligation du port du masque dans les espaces clos, mais elle n’est appliquée qu’à divers degrés. Après une réunion de consultation consacrée au coronavirus, la semaine dernière, le Premier ministre Naftali Bennett a fait savoir que le port du masque à l’intérieur resterait en vigueur pour le moment et que la question serait réexaminée avant Pessah.

Les responsables de la Santé, pour leur part, ont exprimé leur inquiétude face à la hausse du nombre de cas qui a suivi la fête de Pourim, la semaine dernière, alors que Pessah – une fête marquée par d’importants rassemblements familiaux – se profile dorénavant à l’horizon.

Pour le moment, le nombre de cas graves semble rester stable – même si les hospitalisations ont toujours tendance à rester à la traîne par rapport à l’augmentation du nombre de nouveaux cas.

« Je ne suis pas optimiste, les chiffres sont élevés et ils ne comprennent pas encore les fêtes de Pourim », a commenté un responsable de la Santé auprès de Kan. « Personnellement, je m’attends à ce que d’ici une semaine, la population présentant le plus de risque face à la COVID-19 commence à avoir besoin d’une prise en charge hospitalière ».

Le docteur Arnon Shahar, membre de l’équipe de conseillers du gouvernement sur la crise sanitaire, a dit croire que le nombre de cas graves allait rapidement s’élever.

« Ce ne serait pas une surprise d’assister à une augmentation du nombre de cas graves aussi parce que les nouvelles infections se multiplient », a dit Shahar au micro de la radio militaire. « C’est un défi mais nous nous trouvons dans une situation entièrement différente à celle qui prévalait au début de la cinquième vague », a-t-il ajouté, notant que rien ne semble indiquer une plus forte dangerosité du sous-variant BA.2.

Depuis le début de l’épidémie, 10 431 Israéliens ont succombé à une forme grave de la COVID-19. Il y a eu 15 décès la semaine dernière – ce qui représente une baisse de 75 % par rapport à il y a deux semaines.

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