COVID : 97 cas graves, le plus haut chiffre depuis début mai
Rechercher

COVID : 97 cas graves, le plus haut chiffre depuis début mai

Le vaccin empêche toujours la détérioration de l'état des patients hospitalisés ; le Premier ministre exhorte les jeunes à se faire vacciner avant la prochaine rentrée scolaire

Le personnel médical analyse les tests PCR COVID-19 dans un laboratoire des services de santé Clalit à Jérusalem, le 22 juillet 2021.(Crédit : Olivier Fitoussi/Flash90)
Le personnel médical analyse les tests PCR COVID-19 dans un laboratoire des services de santé Clalit à Jérusalem, le 22 juillet 2021.(Crédit : Olivier Fitoussi/Flash90)

Les données du ministère de la Santé publiées dimanche matin ont montré que 97 patients atteints de coronavirus sont hospitalisés dans un état grave, le nombre le plus élevé enregistré depuis près de trois mois, alors que les infections ont continué à augmenter dans le cadre de la propagation de la variante Delta hautement infectieuse.

Selon les données du ministère, 966 nouveaux cas de coronavirus ont été enregistrés samedi, alors que le nombre de cas avait dépassé 1 400 vendredi, avec près du double de tests effectués.

Le ministère a ajouté que 274 autres cas positifs avaient été détectés dimanche, au moment de la publication du décompte du matin.

Sur les plus de 56 000 tests effectués samedi, 1,79 % se sont révélés positifs, un taux similaire à celui des derniers jours.

Selon les données du ministère de la Santé, il y a 11 390 cas actifs de virus dans le pays. Il y a deux mois, ce chiffre était d’environ 200.

Les données du ministère montrent que 97 personnes sont hospitalisées dans un état grave dans les services de COVID-19, contre 89 la veille, ce qui représente le chiffre le plus élevé depuis le 2 mai.

Le nombre de cas graves augmente lentement depuis le mois dernier, où il avait atteint son plus bas niveau historique (19). À un moment donné en janvier, on comptait près de 1 200 cas graves.

Des travailleurs de la santé testent des Israéliens pour le COVID-19 à Jérusalem, le 22 juillet 2021. (Crédit Yonatan Sindel/Flash90)

Des chercheurs de l’Université hébraïque de Jérusalem, quant à eux, ont déclaré dimanche que si les cas d’hospitalisation ont augmenté de manière constante avec les nouvelles infections virales, la détérioration des patients vers un état plus grave ou la mort a été considérablement retardée ou évitée par rapport aux précédentes vagues de virus.

La différence au niveau des hospitalisations est apparemment le résultat de la vaste campagne de vaccination menée par Israël, mais les chercheurs ont déclaré que le nombre de décès et de cas graves étant encore faible, il était impossible de tirer des conclusions concrètes.

De nombreux responsables sanitaires considèrent le nombre de cas graves comme un indicateur plus utile que le nombre total de cas lorsqu’il s’agit d’évaluer la santé de la nation face à la pandémie, car ce sont ces cas qui peuvent éventuellement submerger le système de santé.

Parallèlement, le nombre de décès s’élève à 6 459, avec deux nouveaux décès enregistrés samedi, selon le ministère.

Le Premier ministre Naftali Bennett lors d’une réunion du gouvernement à Jérusalem, le 25 juillet 2021. (Crédit : Amos Ben Gershom/GPO)

Dans un nouveau plaidoyer dimanche, le Premier ministre Naftali Bennett a exhorté les Israéliens, en particulier la population jeune, à aller se faire vacciner.

« Les faits scientifiques sont clairs : ceux qui se font vacciner tombent moins malades. Ceux qui se font vacciner sont moins contagieux », a-t-il déclaré à l’ouverture de la réunion hebdomadaire du cabinet dimanche matin.

« Ne pas se faire vacciner vous met en danger et met en danger vos proches, notamment les personnes âgées. Par conséquent, j’appelle tout le monde, en particulier les jeunes hommes et femmes, et les écoliers en préparation de l’année scolaire – sortez maintenant pour vous faire vacciner », a ajouté Bennett.

Selon les données du ministère, 5 757 553 Israéliens – sur une population totale d’environ 9,3 millions – ont reçu au moins une dose de vaccin, et 5 292 589 ont été entièrement vaccinés.

Le leader de l’opposition Benjamin Netanyahu a exhorté le nouveau gouvernement israélien à commencer à administrer une troisième dose de vaccin, bien que de nombreux experts estiment qu’une telle mesure n’est pas nécessaire pour le moment.

« Qu’est-ce que vous attendez ? Le gouvernement doit immédiatement apporter le troisième vaccin en Israël. Il n’y a pas d’autre moyen de sauver de nombreuses vies, de maintenir l’économie ouverte et de préserver le succès que nous avons remporté lorsque nous avons sorti Israël du coronavirus, le premier au monde », a tweeté l’ancien Premier ministre dimanche.

Le chef de l’opposition Benjamin Netanyahu à la Knesset le 6juillet 2021. (Crédit: Yonatan Sindel/Flash90)

Le parti Likud de Benjamin Netanyahu a révélé mercredi qu’il s’était entretenu à plusieurs reprises ces derniers jours avec Albert Bourla, PDG de Pfizer, et Stéphane Bancel, PDG de Moderna, dans le cadre de ses efforts pour qu’une troisième dose de vaccin contre le coronavirus soit administrée aux Israéliens.

Depuis des semaines, M. Netanyahu insiste sur le fait que les troisièmes doses sont nécessaires immédiatement, mais les analystes se demandent si sa position n’est pas davantage motivée par le désir de se démarquer des politiques du nouveau gouvernement en matière de pandémie.

Pfizer a demandé l’autorisation de la FDA pour une troisième injection, bien que l’organisme de réglementation américain et les responsables de la santé israéliens aient déclaré que rien ne prouve que des rappels soient nécessaires pour le moment. Israël ne propose actuellement une troisième dose qu’aux personnes immunodéprimées.

La campagne de vaccination réussie d’Israël a été mise en place pendant le mandat de M. Netanyahu, après qu’il a obtenu des accords qui ont fait d’Israël un pionnier de la vaccination COVID. Le premier ministre le plus pérenne d’Israël a été remplacé le mois dernier.

En savoir plus sur :
C’est vous qui le dites...