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COVID : Aucune restriction sanitaire prévue pour Pessah, dit Nachman Ash

Le directeur général du ministère de la Santé a déclaré jeudi qu'en dépit d'une légère augmentation des infections, les tests dans les écoles ne seront pas rétablis

Le directeur général du ministère de la Santé, Nachman Ash, assiste à une conférence de presse sur COVID-19 près de Tel Aviv, le 30 décembre 2021. (Crédit : Avshalom Sassoni/Flash90)
Le directeur général du ministère de la Santé, Nachman Ash, assiste à une conférence de presse sur COVID-19 près de Tel Aviv, le 30 décembre 2021. (Crédit : Avshalom Sassoni/Flash90)

Le directeur général du ministère de la Santé, Nachman Ash, a déclaré jeudi qu’aucune nouvelle restriction liée au COVID-19 n’était prévue et qu’Israël pourrait bientôt supprimer les mesures que le pays a encore en place et ce malgré une légère augmentation des infections.

Interrogé lors d’une interview avec le site d’information Ynet pour savoir si les responsables envisageaient de mettre fin au port du masque ou aux exigences de quarantaine, le directeur général du ministère de la Santé a précisé qu’Israël « se dirigeait dans cette direction », même si ce n’est pas encore tout à fait le moment.

« Nous ne rétablirons pas les tests dans les écoles, donc les choses resteront à peu près telles qu’elles le sont pour le moment », a-t-il déclaré.

« Nous devrons maintenir les masques dans les espaces fermés pour le moment », a-t-il déclaré. « Nous pourrions envisager de les retirer à l’avenir, mais nous sommes toujours à plus de 10 000 nouveaux cas par jour. »

« Les chiffres sont encore élevés ; le plus important maintenant est de s’assurer que les cas graves n’augmentent pas », a-t-il ajouté.

M. Ash a indiqué qu’il n’y aura pas de restrictions pendant les prochaines vacances de Pessah. Lorsque la pandémie a commencé, Israël a connu un confinement strict pendant les fêtes de la Pâque juive.

Des policiers à un poste de contrôle temporaire à Jérusalem, dans le cadre d’un confinement général à l’échelle nationale visant à prévenir l’épidémie de coronavirus pendant la fête de Pessah, le 8 avril 2020. (Crédit : Olivier Fitoussi/Flash90)

Les commentaires de Ash sont intervenus alors qu’Israël constatait toujours une augmentation du taux de transmission et de nouveaux cas quotidiens.

Cependant, les hospitalisations de patients dans un état grave se sont maintenues et ont même commencé à légèrement baisser.

Selon les dernières données du ministère de la Santé, le taux de reproduction, ou nombre R, a continué de baisser, se situant à 1,09. Le chiffre représente le nombre de personnes que chaque porteur de coronavirus infecte, toute lecture supérieure à 1 indiquant que le virus se propage. Fin janvier et février, le nombre était inférieur à 1, mais il a commencé à augmenter début mars avant de recommencer à baisser plus récemment.

Sur les 70 771 personnes qui ont été testées pour le virus mercredi, 17,09 % ont reçu un résultat positif – soit 12 093 cas.

Un employé du service COVID de l’hôpital Shaare Zedek à Jérusalem, le 9 février 2022. (Crédit : Olivier Fitoussi/Flash90)

Selon le ministère de la Santé, il y avait 74 025 cas actifs de COVID, dont 265 dans un état grave. Parmi ces cas, 124 étaient dans un état critique et 102 étaient sous respirateurs.

Le nombre de morts s’élève à 10 485.

Les responsables de la santé ont en partie attribué la récente augmentation des cas au variant BA.2, un sous-variant d’Omicron qui serait plus contagieux que l’original.

Parallèlement, le ministère de la Santé a annoncé jeudi une baisse du prix des tests PCR pour les passagers de l’aéroport Ben Gourion.

Les voyageurs à l’aéroport Ben Gurion, le 2 mars 2022. (Crédit : Yossi Aloni/FLASH90)

Un test réservé avant l’arrivée coûtera 63,20 shekels (18 €) et un test effectué sans réservation préalable coûtera 79 shekels (22 €), avec des résultats en 13 heures environ.

Actuellement, ceux qui atterrissent en Israël sont tenus de s’isoler jusqu’à ce qu’ils reçoivent un résultat négatif.

Un rebond après deux ans de restrictions de voyage provoquées par la pandémie de coronavirus a vu l’aéroport Ben Gourion submergé par le nombre considérable de personnes voyageant à l’étranger. Dimanche, on  enregistrait 50 000 passagers, soit le nombre quotidien le plus élevé depuis le début de l’épidémie.

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