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COVID: Le taux de reproduction de base franchit la barre de 1

Le ministère de la Santé a déclaré que les autorités espèrent que le nombre de cas en hausse n'entraînera pas une nouvelle vague importante de coronavirus

Des personnes, dont certaines portent des masques de protection, font leurs courses au marché mahane Yehuda de Jérusalem le 8 février 2022. Photo Olivier Fitoussi/Flash90
Des personnes, dont certaines portent des masques de protection, font leurs courses au marché mahane Yehuda de Jérusalem le 8 février 2022. Photo Olivier Fitoussi/Flash90

Avec un nombre de cas quotidiens qui ne cesse de grimper, le R-O – le taux de reproduction de base du virus de la COVID – a franchi la barre de 1 en Israël pour la toute première fois depuis le mois de janvier, selon les chiffres du ministère de la Santé qui ont été rendus public samedi.

Le taux de reproduction de base représente le nombre de personnes contaminées par un seul porteur confirmé du coronavirus en moyenne. Tout chiffre supérieur à 1 signifie que la pandémie est en essor.

Ces derniers chiffres surviennent alors que le nombre de cas en hausse fait craindre une nouvelle reprise de l’épidémie.

Selon le ministère, le taux de reproduction de base était de 1,02 samedi.

Le nombre de cas quotidiens a été en augmentation constante ces derniers jours.

Le taux de positivité s’élève à 21,17 % en date de dimanche, selon les dernières statistiques du ministère de la santé, avec 7 783 tests positifs hier – le nombre de cas le plus élevé en une journée depuis le 2 mars.

Au total, le pays compte 43 630 cas actifs, dont 331 cas graves et 143 patients sont sous respirateur.

Le jour précédent, le taux de positivité était d’un peu moins de 16 %, et mardi, il était d’un peu moins de 11 %.

Les autorités ont prévenu que les cas pourraient continuer à augmenter après les vacances de Pourim la semaine dernière et avant la fête de Pessah à la mi-avril.

Depuis le début de la pandémie, 10 417 personnes sont mortes des suites du coronavirus en Israël.

Le directeur-général de la Santé, Nachman Ash, a formulé l’espoir que ces chiffres n’indiquaient pas l’avènement d’une nouvelle vague de coronavirus.

« J’espère et je crois que cette augmentation ne va pas se traduire par des chiffres particulièrement élevés », a-t-il dit au micro de la station de radio Kan. « Notre inquiétude, c’est l’affaiblissement du vaccin et nous appelons donc les personnes les plus âgées à se faire vacciner ».

Toutes les personnes âgées de plus de 60 ans sont éligibles à une quatrième dose de vaccin mais ce dernier n’a été administré qu’à seulement 50 % d’entre elles.

De son côté, le professeur Eran Segal, haut-conseiller du gouvernement sur la crise de la COVID qui travaille au sein de l’Institut Weizmann, a déclaré que « nous nous orientons, en fait, vers une hausse et vers une certaine reprise de la propagation en termes de nouveaux cas et il semble que nous soyons en train de constater cette tendance », a commenté le professeur. « C’est ce que nous constatons aussi dans certains pays européens ».

Segal a expliqué que cette recrudescence du nombre de cas était probablement entraînée par le sous-variant du variant Omicron, BA.2, qui serait plus contagieux que ne l’était le variant d’origine.

Des gens, certains portant des masques faciaux, font leurs courses au marché Mahane Yehuda à Jérusalem, le 13 janvier 2022. (Crédit : Olivier Fitoussi/Flash90)

Il a fait remarquer que ces chiffres en hausse pouvaient résulter « de la routine réadoptée par les Israéliens qui ont repris toutes leurs habitudes », notant qu’ils étaient « peut-être également moins vigilants » face à la menace du coronavirus.

Il a souligné que « ce variant est aussi dangereux qu’Omicron – ce qui signifie également qu’il l’est moins que les variants d’origine et que la souche Delta ».

« On estime aussi que presque la moitié de la population du pays a attrapé Omicron. Nous savons qu’une personne guérie du variant Omicron peut être contaminée une nouvelle fois par le variant BA.2 – toutefois, ce type de malchance est limitée », a-t-il ajouté.

Segal a expliqué qu’en prenant en compte toutes les données, il estimait que si une nouvelle vague devait commencer à émerger, elle n’aurait pas la même ampleur que le variant Omicron.

Des personnes ayant attrapé et ayant guéri du variant Omicron auraient été recontaminées par BA.2, selon des données scientifiques. Les études portant sur ce nouveau variant n’établissent néanmoins pas clairement le degré de dangerosité de BA.2 par rapport à Omicron, même si les vaccins paraissent efficaces contre cette nouvelle souche.

Mercredi, le Premier ministre Naftali Bennett a annoncé que l’État juif maintiendrait l’obligation du port du masque en espace clos pendant encore au moins un mois. La majorité des restrictions liées à la pandémie de coronavirus ont été levées.

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