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Croatie : un leader d’extrême droite arrêté à Zagreb

Des dizaines de partisans de Drazen Keleminec ont défilé dans la capitale, Zagreb, et entonné un chant pro-nazi

Drazen Keleminec, leader d'un parti d'extrême droite croate, en 2016. (Crédit : capture d'écran YouTube)
Drazen Keleminec, leader d'un parti d'extrême droite croate, en 2016. (Crédit : capture d'écran YouTube)

La police croate a arrêté le leader d’un parti d’extrême droite dimanche après que des dizaines de ses partisans ont défilé dans la capitale, Zagreb, et entonné un chant pro-nazi.

Les militants du parti A-HSP, qui n’est pas représenté au Parlement, ont défilé dans Zagreb avant de se réunir sur la place principale.

Là, ils ont entonné « Za dom spremni » (Prêts pour la patrie), un chant du régime croate pro-nazi lors de la seconde guerre mondiale.

Le régime oustachi a persécuté et tué des centaines de milliers de Juifs, de Serbes, de Roms et d’antifascistes croates.

Les participants à la marche, habillés de noir, ont arboré un drapeau américain avec le drapeau croate, ainsi que celui du parti allemand d’extrême droite NPD.

Ils ont également exprimé leur soutien au président américain Donald Trump.

La police a ensuite indiqué avoir interpellé un homme de 53 ans, identifié par les médias locaux comme étant le leader du parti Drazen Keleminec.

Selon un communiqué de la police, il a été interpellé pour « trouble à l’ordre public », et une enquête est en cours.

Le gouvernement a condamné le rassemblement d’extrême droite, soulignant dans un communiqué être « fermement opposé à toute forme de discours de haine, à l’intolérance et à la discrimination ».

Il a également dénoncé des affiches anti-Serbes apparues vendredi sur des abribus à Vukovar, un dessin représentant des corps pendus à un arbre avec pour légende « L’arbre généalogique serbe ».

La police a arrêté un jeune de 19 ans, suspecté d’avoir collé les affiches.

Les relations avec les Serbes, qui représentent la plus importante minorité ethnique en Croatie, restent fragiles depuis la guerre dans les années 1990 entre Zagreb et les séparatistes serbes alors soutenus par Belgrade.

Le Premier ministre croate Andrej Plenkovic, qui dirige le nouveau gouvernement de centre droit issu des élections anticipées d’octobre, a fait vœu de lutter contre la montée de l’extrémisme, que le gouvernement précédent était accusé de ne pas combattre suffisamment dans ce pays membre de l’Union européenne.

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