Dans ‘Fire and Fury’, c’est Bannon qui paraît imprudent sur Israël – pas Trump
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AnalysisTrump se méfiait même des certitudes de son conseiller

Dans ‘Fire and Fury’, c’est Bannon qui paraît imprudent sur Israël – pas Trump

Le best-seller fustige le président sur le Moyen-Orient, mais son ancien chef de la stratégie, la source principale des munitions de l'auteur, semble encore pire

David Horovitz

David est le fondateur et le rédacteur en chef du Times of Israel. Il était auparavant rédacteur en chef du Jerusalem Post et du Jerusalem Report. Il est l’auteur de « Un peu trop près de Dieu : les frissons et la panique d’une vie en Israël » (2000) et « Nature morte avec les poseurs de bombes : Israël à l’ère du terrorisme » (2004).

Le président américain Donald Trump, à gauche,  félicite son conseiller Stephen Bannon après l'investiture des hauts responsables dans la salle est de la Maison Blanche, le 22 janvier 2017. (Crédit : Mandel Ngan/AFP)
Le président américain Donald Trump, à gauche, félicite son conseiller Stephen Bannon après l'investiture des hauts responsables dans la salle est de la Maison Blanche, le 22 janvier 2017. (Crédit : Mandel Ngan/AFP)

En réfléchissant à la critique dévastatrice de Michael Wolff au sujet du président américain Donald Trump et sa collection consternante d’intrigants et de complotistes au sein de la Maison Blanche, comme ils sont représentés dans Fire and Fury, il me semble qu’en ce qui concerne Israël, Steve Bannon, la source de beaucoup de munitions de l’auteur, est le véritable méchant de l’intrigue.

Comme on pouvait s’y attendre, la réception du livre a été polarisée de manière spectaculaire. Si vous soutenez Trump, vous voyez dans ce livre une entreprise de démolition, une représentation particulièrement pernicieuse ; des informations bidons dans un livre bidon. « Je suis un génie très stable » et c’est un « travail de fiction », selon Trump. C’est « un travail grotesque de fiction », selon Stephen Miller, un soutien fervent.

Si vous ne soutenez pas Trump, c’est une histoire d’horreur au sujet d’un homme qui ne lit pas, qui n’écoute pas, qui ne sait presque rien sur le monde, qui manque de recul, qui cire les bottes aux tyrans, un homme qui est malléable, enfantin, agressif et entouré par des amateurs égoïstes qui ont une vision à court terme et – pour résumer, un homme totalement incapable de remplir le rôle que le peuple américain lui a confié en l’élisant.

Le récit de Wolff est clairement conçu pour montrer le président sous la pire posture possible, en grande partie, mais certainement pas uniquement, sur la base des éléments fournis par Bannon, et, de fait, Wolff a déclaré depuis la publication qu’il pense que le livre fera tomber Trump.

Pourtant, en ce qui concerne Israël, de la perspective du portrait dévastateur de Trump que propose Wolff, il semble clair que le président a résisté, dès le départ, aux empressements imprudents, et parfois mégalomanes, de son chef de la stratégie qui a été viré.

Jusqu’à présent, Trump a tracé une ligne qui a, à la fois, été largement bien reçue par les Israéliens de l’ensemble du spectre politique et a reflété, en grande partie, ce qu’il avait promis pendant sa campagne.

Benjamin Netanyahu n’est mentionné que trois fois dans Le Feu et la fureur. Ron Dermer, l’ambassadeur israélien aux Etats-Unis en qui Netanyahu a confiance et un interlocuteur fréquent de l’administration, n’est pas cité dans le livre. La visite du président en Israël et dans les Territoires palestiniens est expédiée en une seule phrase. Et pourtant, une bonne partie du livre s’articule autour d’Israël, et de questions liées aux Juifs.

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu serre la main du président américain Donald Trump lors d’une cérémonie à Yad Vashem le 23 mai 2017, à Jérusalem (MANDEL NGAN / AFP)

Trump n’apparaît pas meilleur dans les questions liées à Israël. Il n’y a aucune preuve d’une réflexion profonde ou d’une prise de décision politique cohérente de sa part. C’est plutôt tout l’inverse. Et Wolff n’aurait pas été intéressé à les fournir si ces preuves avaient existé. Mais Bannon est généreusement cité et paraphrasé : le gouffre entre ce qu’il voulait faire faire au président et ce que le président a réellement fait est clairement visible – en défaveur de Bannon.

« Est-ce que Donald le sait ? »

Elément crucial situé au début du livre, Wolff cite largement Bannon dans une conversation avec son « mentor de l’époque », l’ancien responsable de l’information de Fox News, Roger Ailes en janvier 2017 – un peu plus de deux semaines avant l’inauguration. Bannon, écrit Wolff, expose à Ailes ce que Bannon qualifie de « programme » de Trump et ce que l’auteur lui-même qualifie « d’ordre du jour de Trump » sur Israël et les Palestiniens.

« ‘Le premier jour, on déplace l’ambassade américaine à Jérusalem, se vante Bannon. Netanyahu est à fond pour. Sheldon – Sheldon Adelson, le milliardaire propriétaire de casinos, soutien de droite d’Israël et soutien de Trump – ‘est à fond pour. On sait où l’on va avec ce sujet’ ».

Ailes ne semble visiblement pas convaincu que Trump ait accepté cette idée parce qu’il demande « Est-ce que Donald le sait ? »

Et il s’avère que son scepticisme était bien fondé. Car comme Wolff le décrit ensuite, le « programme » de Trump, « l’ordre du jour » de Trump, aurait été plus précisément le programme ou l’ordre du jour de Bannon : « Bannon a souri – presque en faisant un clin d’œil – et il a continué ‘Laissons la Jordanie prendre la Cisjordanie, laissons l’Egypte prendre Gaza. Laissons-les gérer tout cela. Ou couler en essayant de le faire. Les Saoudiens sont sur les nerfs, les Egyptiens sont sur les nerfs, terrorisés à mort par l’Iran ».

Wolff écrit : « Bannon a proposé tout cela avec une sorte d’exhubérance – un homme qui façonne le monde ».

De fait, comme nous le savons, Trump n’a pas déplacé l’ambassade américaine à Jérusalem le « premier jour ». Au lieu de cela, il a pris son temps, indiquant à ses interviewers quelques jours après sa prise de fonction, avec une naïveté confondante ou une candeur honorable, que la question de Jérusalem était en réalité beaucoup plus complexe qu’il ne l’avait imaginée.

« Vous savez, c’est une décision très importante, a-t-il déclaré au Réseau de Diffusion Chrétien. Nous étudions très attentivement la situation et nous prendrons une décision très prochainement. Je déteste faire cela parce que ce n’est pas moi habituellement : étudier. Habituellement, je fais ce qui est juste. Mais il y a deux parties ici. Pas simple. »

Au cours des mois suivants, Trump n’arrivait pas à prendre de décision – piégé entre faire ce qu’il avait promis de faire et donner à la proposition non finalisée de son équipe de paix au Moyen-Orient une réelle chance de réussir. « Je veux leur donner une chance avant même de penser au transfert de l’ambassade à Jérusalem », a-t-il déclaré aussi récemment qu’en octobre.

C’est seulement après un an en poste qu’il a reconnu Jérusalem comme la capitale d’Israël, dans le discours très calibré du 6 décembre qui aurait sans aucun doute consterné Bannon, alors viré.

Le président a présenté sa décision dans un discours notable pour le soin et la nuance avec lesquels il était construit, soulignant qu’il ne définissait pas les paramètres de la souveraineté d’Israël dans la ville sainte, qu’il ne fixait pas de frontières, qu’il ne préjugeait pas des négociations du statut final, et surtout, qu’il ne soutenait aucun changement du status quo dans les Lieux saints.

On peut facilement se moquer de la procrastination évidente de Trump ; sa décision finale de reconnaître Jérusalem, avant que la proposition de paix au Moyen-Orient ait été révélée et qu’elle ait eu la chance qu’on lui avait promise, peut uniquement être vue comme incohérente. Mais il était évidemment confronté à un dilemme, ayant progressivement compris ce qui était en jeu.

En ce qui concerne l’idée risible, farfelue et méprisante que la Cisjordanie et Gaza seraient respectivement données à la Jordanie et l’Egypte, Trump n’a rien envisagé de ce genre. Au lieu de cela, au désespoir présumé de Bannon et de la droite israélienne, y compris Netanyahu, Trump a contacté Mahmoud Abbas avec enthousiasme, l’homme constamment intransigeant qui est toutefois ce qui ressemble le plus à un dirigeant palestinien.

Trump a invité Abbas à Washington et lui a rendu visite à Bethléem, en traitant le président de l’Autorité palestinienne avec un degré de crédibilité et de respect qui a surpris de très nombreux Israéliens, y compris l’auteur de cet article, en lui donnant clairement la possibilité de montrer toute forme de bonne volonté pour faire la paix.

Comme pour horrifier encore plus les Bannon, Adelson, la droite israélienne et d’autres, Trump a aussi incité publiquement Netanyahu à « ralentir un peu sur les implantations ». Il est allé jusqu’au point de se porter publiquement garant d’Abbas, avec Netanyahu l’écoutant à ses côtés, lors du dernier discours de sa visite en Israël.

Quelques minutes après que Netanyahu, introduisant le président au public du Musée d’Israël, a fustigé Abbas comme étant un financier du terrorisme, Trump a pris des libertés par rapport au texte préparé pour dire que, ayant eu une « super rencontre » avec Abbas quelques heures auparavant, il était convaincu que les Palestiniens étaient prêts à un accord de paix : « Je sais que vous l’avez déjà entendu avant, a déclaré Trump. Je vous le dis. C’est ce que je fais. Ils sont prêts pour la paix ».

Plutôt que de se précipiter tête baissée dans une série d’actions unilatérales inconsidérées comme celles préconinées par Bannon, Trump a clairement voulu voir par lui-même s’il y avait une voie pour parvenir à l’accord final recherché à travers la route théoriquement la plus courte et la plus directe : Ramallah.

Il voulait certainement aussi éviter de donner l’impression, avec les Saoudiens et les Egyptiens, dont il espérait qu’ils aideraient à faire pression sur les Palestiniens pour obtenir un compromis, qu’il se considérait comme une incarnation moderne de ces colonialistes condescendants d’une autre époque, redessinant impériseument les cartes de la région sans s’intéresser aux réalités sur le terrain. Plutôt que de « faire le monde », comme Bannon l’aurait voulu, il a semblé faire preuve d’un minimum de qualité que Wolff, et la plupart des autres critiques professionnels de Trump, ne lui aurait certainement pas attribué : l’humilité.

Wolff nous présente un président totalement dépassé ; il nous montre un président qui décide au final qu’il vaut mieux ne pas s’accrocher aux certitudes idéologiques hautaines de Bannon.

Le président américain Donald Trump, à gauche, et le dirigeant palestinien Mahmoud Abbas posent pour une photo lors d’une conférence de presse conjointe au palais présidentiel de Bethléem, en Cisjordanie, le 23 mai 2017 (AFP / Mandel Ngan)

Bien sûr, exactement comme la plupart des acteurs expérimentés et des experts l’auraient prédit, Abbas a réagi avec hystérie à la reconnaissance par Trump de Jérusalem comme la capitale israélienne. Et pourtant, Trump n’a pas répondu avec agressivité.

Abbas a déclaré que Trump, pour son crime sur Jérusalem, s’était lui-même disqualifié en tant que négociateur de paix et a déclaré un boycott de l’ensemble de l’administration américaine, refusant d’accueillir le vice-président et toute l’équipe de paix de Trump, autorisant les « jours de colère » dans les territoires sous son contrôle, et en rouvrant des négociations d’unité avec le groupe terroriste du Hamas, qui avait ouvertement appelé à une nouvelle intifada violente pour « libérer » Jérusalem. Des officiels de Trump ont doucement et poliment déclaré qu’ils savaient que la décision sur Jérusalem entraînerait une réponse amère et nécessiterait une certaine période de « refroidissement », et ils ont souligné leur détermination inchangée d’essayer d’aider à obtenir un accord de paix qui pourrait convenir aux deux parties.

C’est uniquement après qu’Abbas a piétiné la branche d’olivier que Trump a reconnu ce que, à nouveau, des observateurs objectifs et expérimentés avaient tristement conclu depuis longtemps : Abbas n’est en aucun cas un Anwar Sadate ou un Roi Hussein, que le chef du Fatah n’est pas prêt à se confronter au récit faux de l’illégitimité israélienne que Yasser Arafat a cultivé stratégiquement auprès des Palestiniens, et qu’il n’y a, de fait, aucun chemin rapide vers un accord.

C’est seulement là que Trump a partagé, sur Twitter, sa frustration avec Abbas, indiquant, de manière incohérente, qu’Israël aurait à « payer » en faisant de propres concessions en échange de sa décision sur Jésuralem, mais en se demandant, avec amertume, pourquoi les Etats-Unis donnaient des aides massives aux dirigeants palestiniens qui ne montraient aucune gratitude en gifflant les Etats-Unis.

Mahmoud Abbas et Barack Obama en conférence de presse à Ramallah, en mars 2013. (Crédit : Issam Rimawi/Flash90)

Son prédécesseur Barack Obama, au cours de ses deux mandats, ne s’est jamais autorisé d’en venir à l’inévitable conclusion qu’Abbas – qui avait rejeté la proposition très généreuse d’Ehud Olmert de 2008 – n’avait pas le cran, et probablement pas la volonté non plus, de faire des compromis courageux pour la cause très importante que représente l’établissment d’un état pour son peuple. Trump a déjà fait ce voyage en moins d’un an. Sans leur dire d’aller au diable dès le départ, comme Bannon aurait voulu qu’il le fasse, mais en essayant d’imposer des progrès.

L’auteur de cet article ne porte pas la bannière de Trump. J’ai écrit les mots suivants en décembre 2016 : « Mon problème avec le président élu ne concerne pas ses politiques. Je ne sais pas ce qu’elles seront… Mon problème est beaucoup plus basique : c’est avec Trump l’homme, vulgaire et intolérant… le Président élu Trump, le Trump que nous avons vu jusqu’alors, n’est pas un modèle pour nos enfants, même s’il est aimé par les siens. C’est démoralisant de se demander quelle proportion de nos jeunes regardera Trump, verra qu’il a remporté la présidence, et concluera qu’il est le modèle du succès ».

Stephen Bannon, à gauche, et Jared Kushner participant à une cérémonie de prestation de serment à la Maison Blanche, le 22 janvier 2017. (Andrew Harrer-Pool / Getty Images via JTA)

De manière significative, sur les questions du Moyen-Orient aussi, il est clairement désinvolte et irréfléchi de donner à son beau-fils sans expérience ni expertise un rôle clef dans la conduite d’un processus de paix israélo-arabe presque impossible.

Il est presque certainement auto-destructeur de publier votre proclamation de Jérusalem si, comme Wolff l’écrit, votre plan de paix israélo-arabe globale implique de faire équipe avec Israël, l’Egypte et l’Arabie Saoudite pour contrecarrer l’Iran, et ensuite demander au Caire et à Ryad de faire pression sur les Palestiniens pour un traité de paix.

A nouveau, toute l’attention angoissée et la connaissance pointue du président Bill Clinton n’ont pas pu conduire Yasser Arafat à accepter un compromis, pas plus que les ouvertures empathiques sans bornes de Barack Obama n’ont persuadé Abbas d’être pragmatique.

Obama, bien sûr, nous a aussi légué l’accord du nucléaire iranien lamentablement inéquitable – une question à peine mentionnée dans Fire and Fury et un autre sujet sur lequel Trump n’a pas tranché cette année, comprenant probablement que ce sujet non plus n’est « pas facile ».

A quoi faut-il s’attendre ?

On peut seulement espérer, sans vraiment y croire, que le président va finir par se diriger vers les seuls moyens viables pour stabiliser réellement la région en marginalisant vraiment la doctrine extrémiste islamiste qui nous cible tous – à travers la longue et difficile route de l’éducation : en usant le poids diplomatique et économique des Etats-Unis et de ses alliés du monde libre dans une campagne concertée et stratégique pour vaincre l’extrémisme islamique tandis que les dirigeants spirituels, les responsables éducatifs, les figures politiques et les régimes entiers le diffusent. Sans parler des réseaux sociaux.

Malheureusement, il est beaucoup plus probable que nous ayons devant nous de nombreuses autres années de bains de sang et d’amertume. Pourtant, un petit point positif est que nous n’avons plus, à l’oreille du président des Etats-Unis, un chef de la stratégie et ancien membre du Conseil de Sécurité Nationale qui, après que le président Bachar Assad a massacré des dizaines d’enfants syriens lors d’une attaque chimique en avril 2017, a préconisé un « isolationisme de poing de fer ». Wolff écrit : « Bannon, croyant à la nécessité d’une changement radical dans la politique étrangère, a proposé une nouvelle doctrine : qu’ils aillent se faire foutre ».

Trump n’a pas réglé la question syrienne. Il a même entraîné une opposition publique extrêmement rare de la part de Netanyahu pour sa réticence ostensible à contrer les ambitions militaires de l’Iran en Syrie. (C’est un jeu très risqué pour le Premier ministre israélien qui, je suis prêt à le parier, passe beaucoup de temps, sans qu’on le sache, au téléphone avec le président américain. S’étant fermement agrippé au mât Trump – notamment en prenant sur lui de laver Trump de tout soupçon d’antisémitisme lorsqu’il a affirmé « qu’il n’y a pas plus grand soutien au peuple juif » – où sera Netanyahu, et où sera Israël, si le président, qui n’apprécie pas beaucoup l’opposition publique, devait se retourner contre lui ?).

La couverture de ‘Fire and Fury: Inside the Trump White House’ par Michael Wolff. (Henry Holt & Co.)

Pourtant, en avril, Trump a ignoré les pressions de Steve Bannon, et il a bien autorisé le tir de 59 missiles de croisière Tomahawk contre la base aérienne syrienne d’où était partie l’attaque lancée deux jours auparavant. La frappe a constitué la première attaque directe américaine contre les forces d’Assad après six ans de guerre civile.

Environ à cette époque, nous rappelle Wolff, un email anonyme circulait dans la Maison Blanche et au-delà qui décrivait la Maison Blanche sous Trump comme inefficace et incompétente à un degré « pire que vous ne pouvez l’imaginer », et le président comme « un idiot entouré de clowns ».

En lisant le livre de Michael Wolff, on ne peut qu’en conclure que Bannon lui-même était l’un de ces clowns.

De fait, le manque singulier de jugement de Bannon se reflète, plus que tout, dans sa décision de s’ouvrir largement et avec une amertume profonde à l’auteur de Fire and Fury – un livre qui, pour l’instant du moins, a eu l’effet de détruire la carrière de sa source principale plutôt que celle de la cible visée.

Stephen Bannon, conseiller du président américain Donald Trump, à la Maison Blanche, le 25 janvier 2017. (Crédit : Nicholas Kamm/AFP)
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