Dans l’AP, pas de divorce pendant le Ramadan pour éviter les ruptures impulsives
Rechercher

Dans l’AP, pas de divorce pendant le Ramadan pour éviter les ruptures impulsives

“Certains, parce qu'ils n'ont pas mangé et pas fumé, créent des problèmes” dans leur couple et prennent “des décisions rapides et non mesurées”, a expliqué le chef des tribunaux islamiques

Le ministre des Affaires religieuses de l'Autorité palestinienne, Mahmoud al-Habash. (Crédit : Issam Rinawi/Flash90)
Le ministre des Affaires religieuses de l'Autorité palestinienne, Mahmoud al-Habash. (Crédit : Issam Rinawi/Flash90)

Le chef des tribunaux islamiques de l’Autorité palestinienne (AP) a ordonné dimanche aux juges de ne pas prononcer de divorce durant le mois de jeûne du ramadan de peur que la privation de nourriture et de cigarettes soit la cause de décisions trop hâtives.

Dans un communiqué, Mahmoud al-Habash a assuré se baser sur « l’expérience des années précédentes ».

Durant le mois sacré pour les musulmans qui a débuté samedi, « certains, parce qu’ils n’ont pas mangé et pas fumé, créent des problèmes » dans leur couple et prennent ensuite « des décisions rapides et non mesurées », a-t-il expliqué.

Pour éviter de tels cas de figure, les demandes de divorce ne seront examinées et les décisions prononcées qu’une fois le mois de jeûne terminé.

Selon la justice, les divorces parmi les Palestiniens sont en hausse, principalement à cause des difficultés économiques en Cisjordanie et dans la bande de Gaza, où pauvreté et chômage sont endémiques.

Plus de 50 000 mariages ont été célébrés et plus de 8 000 divorces prononcés en 2015 en Cisjordanie et dans la bande de Gaza, selon des chiffres officiels. Seuls les tribunaux religieux sont habilités à prononcer des mariages et des divorces.

En savoir plus sur :
C’est vous qui le dites...