Dans le monde, « les isolés ce n’est pas nous », affirme Macron
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Dans le monde, « les isolés ce n’est pas nous », affirme Macron

"Je ne vois pas de résultats en dehors du multilatéralisme", a déclaré le président français

Le président français Emmanuel Macron à  l'Élysée, le 27 août 2018. (Crédit : AFP/Pool/Philippe Wojazer)
Le président français Emmanuel Macron à l'Élysée, le 27 août 2018. (Crédit : AFP/Pool/Philippe Wojazer)

Emmanuel Macron a estimé mercredi que la France n’était « pas isolée » sur la scène internationale lorsqu’elle plaide pour un renforcement du multilatéralisme en opposition aux Etats-Unis de Donald Trump.

« Les isolés, ce n’est pas nous », a déclaré le président français à des journalistes après avoir participé à l’Assemblée générale des Nations unies devant laquelle il a réclamé une coopération accrue entre les pays pour faire face aux grands défis géopolitiques.

« Je ne vois pas de résultats en dehors du multilatéralisme » et « notre mobilisation est efficace », a-t-il ajouté, en citant les « avancées » dans les domaines du climat, la santé, l’éducation…

Avec Donald Trump, « nous n’avons pas la même vision de l’ordre international. Cette différence de vision est assumée et doit être portée sans ambiguïté », a précisé le président français. « Je ne crois pas que l’ordre international puisse reposer sur la loi du plus fort, quel que soit le plus fort ».

Mais, a-t-il poursuivi, « mon devoir, c’est d’avoir la meilleure relation possible avec le président américain », car « les Etats-Unis sont des partenaires historiques et doivent le rester, au-delà des personnes ».

Il s’agit pour Washington et Paris de « travailler ensemble malgré les désaccords et d’avoir des résultats sur les sujets sur lesquels nous convergeons ». Ainsi, « sur la Syrie, on travaille remarquablement bien », de même que « dans la lutte contre le terrorisme », selon le chef de l’Etat français.

Sur le dossier iranien, Emmanuel Macron estime possible que la double approche – de pression des Etats-Unis d’une part, de dialogue des Européens de l’autre – puisse déboucher sur une évolution positive.

« Si nous suivions tous le président Trump, nous aurions tous tort (…). Parce que nous serions tous sortis du JCPOA (l’accord sur le nucléaire de 2015) et que l’Iran aurait repris son activité nucléaire », ce qui aurait entraîné « une tension dans la région ».

Mais, selon lui, « les sanctions américaines créent une pression » sur Téhéran, ce qui, couplé à l’approche européenne, « peut accélérer le processus politique. Peut-être ». « Je dois tout faire pour que ce soit ce scénario-là qui l’emporte », a-t-il ajouté.

L’accord conclu en 2015 entre les grandes puissances et l’Iran reste le meilleur moyen d’éviter qu’il ne se dote de l’arme nucléaire, a de son côté affirmé mercredi au Conseil de sécurité la Première ministre britannique Theresa May.

« Il demeure le meilleur moyen d’empêcher l’Iran de développer une arme nucléaire et nous sommes engagés à préserver l’accord JCPOA aussi longtemps que l’Iran continuera à appliquer complétement ses engagements », a déclaré la responsable britannique, devant notamment le président américain Donald Trump qui a décidé en mai de le quitter.

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