Rechercher

Dans son discours de Noël, Charles III en appelle à la « compassion » et la « réconciliation »

Le roi a appelé à la transmission de la mémoire de la Seconde Guerre mondiale et a fait une allusion à l'attaque de la synagogue de Manchester

Le roi Charles III de Grande-Bretagne quittant l'abbaye de Westminster après sa cérémonie de couronnement, à Londres, le 6 mai 2023. (Crédit : AP Photo/Alessandra Tarantino)
Le roi Charles III de Grande-Bretagne quittant l'abbaye de Westminster après sa cérémonie de couronnement, à Londres, le 6 mai 2023. (Crédit : AP Photo/Alessandra Tarantino)

Le roi Charles III a appelé jeudi à « chérir les valeurs de compassion et de réconciliation » dans un monde incertain qui « semble tourner toujours plus vite », lors de son traditionnel discours de Noël, axé sur le dialogue inter-religieux.

Le monarque de 77 ans s’est exprimé dans un message pré-enregistré depuis l’Abbaye de Westminster à Londres, haut lieu de la monarchie britannique.

Pour la deuxième année consécutive, le roi s’est adressé à ses sujets hors d’une résidence royale.

Il a ouvert son message sur le « moment historique d’unité spirituelle » qu’a représenté sa visite au Vatican en octobre, au cours de laquelle il a prié avec le pape Léon XIV, une première depuis le schisme anglican au XVIème siècle.

Cette année du Jubilé de l’église catholique, célébrée sur le thème « Pèlerins de l’espérance », est le fil conducteur du discours du monarque, gouverneur suprême de l’Eglise d’Angleterre.

« Le mot pèlerinage est moins employé aujourd’hui, mais il a une signification particulière pour notre monde moderne, et surtout à Noël : il s’agit d’avancer vers l’avenir tout en revenant vers le passé pour s’en souvenir et en tirer des leçons », a-t-il déclaré.

Il évoque aussi la transmission de la mémoire de la Seconde Guerre mondiale, l’année qui s’achève ayant été celle du 80e anniversaire de la fin de ce conflit.

« Le courage et le sacrifice de nos militaires, ainsi que la manière dont les communautés se sont rassemblées face à une si grande épreuve, portent pour nous un message intemporel. Ce sont toutes ces valeurs qui ont façonné notre pays et le Commonwealth », poursuit-il.

Voilà pour le passé.

Qualifiant l’époque actuelle d’ « incertaine », et arguant que le « monde semble tourner toujours plus vite », il estime qu’avec « la grande diversité de nos communautés, nous pouvons trouver la force de faire en sorte que le bien triomphe du mal ».

Le roi Charles III d’Angleterre regardant des bouquets de fleurs lors d’une visite à la synagogue Heaton Park Hebrew Congregation, à Crumpsall, au nord de Manchester, le 20 octobre 2025. Le 2 octobre 2025, un terroriste a foncé avec sa voiture dans la foule devant la synagogue avant de poignarder plusieurs personnes, faisant deux morts et trois blessés. (Crédit : Chris Jackson/POOL/AFP)

« Il me semble que nous devons chérir les valeurs de compassion et de réconciliation », explique-t-il, dans une allusion à l’attaque de la synagogue de Manchester, qui a fait deux morts en Angleterre début octobre. Il était allé rencontrer les survivants.

« Lorsque je rencontre des personnes de différentes confessions, je trouve extrêmement encourageant d’entendre tout ce que nous avons en commun : un désir partagé de paix et un profond respect pour toute vie », détaille le roi, qui a toujours montré un intérêt poussé pour le dialogue inter-religieux.

L’allocution s’est conclue par une interprétation d’un chant de Noël par une chorale ukrainienne. Les choristes étaient en costume traditionnel. Baptisée « Chants pour l’Ukraine », cette chorale a été fondée en 2023, en réponse à l’invasion russe en Ukraine.

Charles a choisi de ne pas évoquer son cancer, dont le traitement va être « réduit » en 2026, ni son frère Andrew, banni de la famille royale à cause de ses liens avec le pédocriminel Jeffrey Epstein, et à qui il a retiré tous ses titres en novembre.

Le prince Andrew arrive aux funérailles de la duchesse de Kent à la cathédrale Westminster à Londres, le16 septembre 2025. (Crédit : Aaron Chown/Pool Photo via AP)

Conformément à la tradition, le roi et son épouse, la reine Camilla, retrouvent pour Noël d’autres membres de la famille royale dans la résidence de Sandringham, dans l’est de l’Angleterre.

A la mi-journée jeudi, ils se sont rendus à une messe de Noël dans une église du domaine où photographes et locaux les attendaient de pied ferme.

Les princesses Béatrice et Eugenie, filles d’Andrew, étaient présentes, mettant fin à des semaines de spéculations sur leur place au sein de la famille royale. Andrew et Sarah Ferguson, son ex-femme, eux, n’étaient pas présents.

En savoir plus sur :
S'inscrire ou se connecter
Veuillez utiliser le format suivant : example@domain.com
Se connecter avec
En vous inscrivant, vous acceptez les conditions d'utilisation
S'inscrire pour continuer
Se connecter avec
Se connecter pour continuer
S'inscrire ou se connecter
Se connecter avec
check your email
Consultez vos mails
Nous vous avons envoyé un email à gal@rgbmedia.org.
Il contient un lien qui vous permettra de vous connecter.
image
Inscrivez-vous gratuitement
et continuez votre lecture
L'inscription vous permet également de commenter les articles et nous aide à améliorer votre expérience. Cela ne prend que quelques secondes.
Déjà inscrit ? Entrez votre email pour vous connecter.
Veuillez utiliser le format suivant : example@domain.com
SE CONNECTER AVEC
En vous inscrivant, vous acceptez les conditions d'utilisation. Une fois inscrit, vous recevrez gratuitement notre Une du Jour.
Register to continue
SE CONNECTER AVEC
Log in to continue
Connectez-vous ou inscrivez-vous
SE CONNECTER AVEC
check your email
Consultez vos mails
Nous vous avons envoyé un e-mail à .
Il contient un lien qui vous permettra de vous connecter.