Darmanin demande d’interdire les manifestations pro-palestiennes à Paris samedi
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Darmanin demande d’interdire les manifestations pro-palestiennes à Paris samedi

Ailleurs en France, "consigne a été donnée aux préfets d'être particulièrement vigilants et fermes", a ajouté le ministre de l'Intérieur

Le ministre français de l'Intérieur, Gérald Darmanin, à l'Assemblée nationale française, à Paris, pour voter sur une loi de sécurité générale qui a déclenché des manifestations à travers le pays, le 24 novembre 2020. (Crédit : Anne-Christine POUJOULAT / AFP)
Le ministre français de l'Intérieur, Gérald Darmanin, à l'Assemblée nationale française, à Paris, pour voter sur une loi de sécurité générale qui a déclenché des manifestations à travers le pays, le 24 novembre 2020. (Crédit : Anne-Christine POUJOULAT / AFP)

Le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin a demandé jeudi au préfet de police de Paris d’interdire la manifestation de soutien au peuple palestinien prévue samedi dans la capitale, en raison des « graves troubles à l’ordre public constatés en 2014 ».

« J’ai demandé au Préfet de police d’interdire les manifestations de samedi en lien avec les récentes tensions au Proche-Orient », a tweeté le ministre de l’Intérieur, en référence à la manifestation prévue samedi à 15H00 à Barbès (XVIIIe arrondissement).

« De graves troubles à l’ordre public furent constatés en 2014 », a-t-il ajouté.

Ailleurs en France, « consigne a été donnée aux préfets d’être particulièrement vigilants et fermes », a encore écrit M. Darmanin.

Un manifestant avec un masque de Guy Fawkes et un drapeau algérien lors d’affrontements avec les agents anti-émeute de la police française, place de la République à Paris, suite à l’interdiction d’une manifestation contre l’opération militaire israélienne à Gaza et pour soutenir l’Autorité palestinienne, le 26 juillet 2014 (Crédit : Kenzo Triboillard/AFP)

Dans un télégramme envoyé à l’ensemble des préfets et consulté par l’AFP, le ministre leur demande de « mobiliser les services de renseignement » pour « assurer le suivi de ces mouvements » et « anticiper les risques de débordement ».

Et de « ne pas hésiter » à « interdire » les manifestations si leurs déclarations sont « hors délai », représentent un risque de « troubles à l’ordre public » ou ne « respectent pas les règles de l’état d’urgence sanitaire ».

En juillet 2014, plusieurs manifestations avaient été organisées en France, pour dénoncer l’opération israélienne Bordure protectrice dans la bande de Gaza.

Les 19 juillet notamment, plusieurs milliers de manifestants avaient bravé l’interdiction de manifester à Barbès. Le rassemblement avait dégénéré rapidement, laissant place à des heures d’émeutes urbaines.

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