David Bitan : Netanyahu soutiendra la loi sur les avants-postes si aucune alternative n’est trouvée
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David Bitan : Netanyahu soutiendra la loi sur les avants-postes si aucune alternative n’est trouvée

Alors que la démolition d’Amona est imminente, les députés cherchent à légaliser rétroactivement les implantations sur les territoires palestiniens

David Bitan, député du Likud  et président de la coalition, le 11 janvier 2016. (Crédit : Miriam Alster/Flash90)
David Bitan, député du Likud et président de la coalition, le 11 janvier 2016. (Crédit : Miriam Alster/Flash90)

Le président de la coalition, David Bitan (Likud) a déclaré que le Premier ministre Benjamin Netanyahu soutiendra la loi qui légalisera rétroactivement les avants-postes construits sur des terres appartenant à des Palestiniens, si aucune solution alternative n’est trouvée.

Le projet de loi, qui avait était soumis par le parti national religieux HaBayit HaYehudi et par le Likud, a été présenté comme un moyen d’éviter la démolition de l’avant-poste d’Amona, ordonné par la Cour Suprême, car construits sur des terres palestiniennes privées.

Bitan a affirmé à la radio militaire que son parti mettait tout en œuvre pour trouver un moyen d’éviter de démolir Amona sans avoir à adopter ce projet de loi. La Cour Suprême avait ordonné en 2044 qu’Amona, situé à l’est de Ramallah, soit détruit avant le 25 décembre.

« S’il y a une autre solution qui donne les mêmes résultats, sans les implications de ce projet de loi, nous lui accorderons notre préférence », explique Bitan, avant d’ajouter : « nous travaillons nuit et jour » pour trouver une telle solution.

Cependant, Bitan a déclaré à la radio de l’armée que dans le cas où « aucune solution n’est trouvée, Netanyahu soutiendra [le projet de loi]. »

Depuis le moment où le projet a été approuvé par la commission des Lois, le 16 novembre, les députés du gouvernement travaillent d’arrache-pied pour trouver une alternative qui permettrait d’éviter de détruire Amona ainsi que d’autres avants-posts, sans avoir à gérer les répercussions internationales qui résulteront très probablement de l’adoption de la loi.

Naftali Bennett, chef du parti Habayit Hayhudi (droite) et David Bitan, durant une session plénière à la Knesset pour le projet de loi visant à légaliser les avant-postes d'Amona, le 16 novembre 2016. (Crédit : Yonathan Sindel/Flash90)
Naftali Bennett, chef du parti Habayit Hayhudi (droite) et David Bitan, durant une session plénière à la Knesset pour le projet de loi visant à légaliser les avant-postes d’Amona, le 16 novembre 2016. (Crédit : Yonathan Sindel/Flash90)

Parallèlement, le ministre de l’Éducation Naftali Bennett, chef du parti HaBayit HaYehudi, a annoncé à la radio de l’armée mardi qu’il est ouvert à une alternative, et qu’avec son parti, ils sont « déterminés à faire adopter le projet de loi », et qu’ils continueront à travailler en faveur de la « régulation des implantations » en Cisjordanie.

« J’ai informé le gouvernement que nous ne coopérerons pas avec la coalition jusqu’à ce que la loi sur les avant-postes ne soit adoptée », a déclaré Bennett à la radio de l’armée. « Si Kahlon n’accepte pas la discipline de la coalition, nous ne le ferons pas non plus. »

La disposition apparente de Netanyahu à soutenir ce projet de loi semble être un revirement de taille, étant donné qu’il avait déjà tenté de contrecarrer son adoption préliminaire, et avait mis en garde son cabinet, qu’ils « se retrouveront à La Haye si la loi est adoptée », indiquant craindre que le gouvernement ait à répondre de cette mesure devant la Cour Pénale Internationale (CPI).

Le gouvernement devrait se réunir mercredi matin pour discuter de cette loi. Selon la radio de l’armée, si aucune solution n’est trouvée, la loi sera votée en première assemblée à la Knesset dans la journée.

Le porte-parole de la Knesset, Yuli Edelstein, également du Likud, a affirmé qu’il n’empêchera pas la loi d’aller jusqu’au vote, selon Israel national News.

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