David Bitan: Netanyahu veut Gantz dans son prochain gouvernement, mais pas Lapid
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David Bitan: Netanyahu veut Gantz dans son prochain gouvernement, mais pas Lapid

L"lu du Likud a confirmé que le parti au pouvoir cherchera à faire entrer Gantz dans un gouvernement de coalition après les élections

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu et le député du Likud David Bitan (à droite) lors d'une réunion du parti du Likud à la Knesset, le 12 juin 2017. (Yonatan Sindel/Flash90)
Le Premier ministre Benjamin Netanyahu et le député du Likud David Bitan (à droite) lors d'une réunion du parti du Likud à la Knesset, le 12 juin 2017. (Yonatan Sindel/Flash90)

Un élu du parti du Likud a déclaré jeudi que le Premier ministre Benjamin Netanyahu espère inclure Benny Gantz, le chef de l’alliance Kakhol lavan, dans le prochain gouvernement, mais pas Yair lapid.

« Nous n’avons aucun problème avec Gantz – mais sans Yesh Atid », a déclaré le David Bitan à Radio Drom, en référence au parti de Lapid.

Le président de la Knesset Yuli Edelstein, le numéro 2 du Likud, a également déclaré qu’il était prêt à siéger avec Gantz.

« Je ne suis pas quelqu’un qui exclut. Chaque parti sioniste est invité à entrer dans des négociations en se basant sur des éléments raisonnables », a déclaré Edelstein dans un entretien avec le radiodiffuseur public Kan.

Les propos tenus par Edelstein et Bitan ont confirmé un reportage de Kan, qui indiquait que le Premier ministre avait dit à des membres de son parti qu’il essayerait de faire entrer Gantz et son parti Hossen LeYisrael dans une coalition dirigée par le Likud qui inclurait les partis ultra-orthodoxes et nationaux religieux après les élections du 17 septembre.

Citant des élus anonymes du Likud, Kan a fait savoir que Gantz et son parti étaient considérés comme les personnalités de Kakhol lavan ayant le plus de chance de rejoindre une coalition de droite.

Kakhol lavan a été formé avant les élections d’avril avec la fusion d’Hossen LeYisrael et de Yesh Atid. Le parti Telem, qui est dirigé par l’ancien ministre de la Défense du Likud Moshe Yaalon et comprend plusieurs anciens proches de Netanyahu, fait aussi parti de l’alliance électorale.

En réaction au reportage, des sources chez Kakhol lavan ont déclaré à Kan que le parti est en négociations avec des élus du Likud pour former une coalition sans Netanyahu.

« Les projets de Netanyahu recevront la même réponse qu’il a reçue quand il s’est tourné vers nous avant de nous entraîner dans la campagne actuelle – une réponse négative », a-t-il dit.

(De gauche à droite) Gabi Ashkenazi, Yair Lapid, Benny Gantz et Moshe Yaalon du parti Kakhol lavan pendant une visite à Sderot, le 6 août 2019. (Elad Malka)

L’intérêt du Likud à faire venir Gantz dans une coalition intervient dans un contexte d’éventuelle dissension entre les responsables de Kakhol lavan en ce qui concerne la campagne de Lapid sur des élus ultra-orthodoxes.

« Ce n’est pas une chose facile à dire, mais Yair Lapid se dresse entre nous et la victoire aux élections », a déclaré mardi une source anonyme de Kakhol lavan à Zman Yisrael, le site en hébreu du Times of Israël.

Dans le cadre de la fusion entre Hossen LeYisrael et Yesh Atid, Gantz a accepté un accord de rotation selon lequel il servira comme Premier ministre pendant 2 ans et demi, si Kakhol lavan remporte les élections, et Lapid reprendra le poste pour les 18 derniers mois du mandat.

Alors que des partis ultra-orthodoxes ont laissé entendre qu’ils pourraient siéger dans une coalition avec Gantz, ils ont exclu de rejoindre un gouvernement qui inclurait Lapid, qui a défendu une loi lors de son mandat de ministre des Finances entre 2013-2014 visant à augmenter la conscription des ultra-orthodoxes dans l’armée.

Netanyahu et ses alliés ultra-orthodoxes ont ensuite cherché à revenir sur cette loi.

Le leader du parti Shas Aryeh Deri, au centre, le chef de Avigdor Liberman, à gauche, et le président de YaHadout HaTorah Yaakov Litzman lors d’une séance plénière à la Knesset, le 29 juillet 2013 (Crédit : Miriam Alster/Flash90)

Des désaccords sur un projet de loi encadrant la conscription militaire pour des étudiants de yeshiva ont participé à l’effondrement du dernier gouvernement.

Après les élections d’avril, le parti Yisrael Beytenu d’Avidgor Liberman a refusé de rejoindre la coalition proposée par Netanyahu à moins qu’il adoptent le projet de loi sans modifications, une demande rejetée par les partis ultra-orthodoxes.

Sans Yisrael Beytenu, il manquait un siège à Netanyahu pour former une majorité, et plutôt que de donner la possibilité à un autre élu de former un gouvernement, Netanyahu a choisi dissoudre la Knesset et d’appeler à des élections.

Alors que les sondages indiquent que ni le Likud ni Kakhol lavan ne pourront former une majorité sans Yisrael Beytenu, Liberman a dit qu’il forcera les partis dans un gouvernement d’unité s’il apparaît comme un faiseur de rois.

Kakhol lavan s’est dit ouvert à un gouvernement d’unité sans Netanyahu, mais le Premier ministre a promis de former un gouvernement composé des partis de droite et ultra-orthodoxes.

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