De ‘Bring Back Our Boys’ au ‘Jour de l’Unité’
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De ‘Bring Back Our Boys’ au ‘Jour de l’Unité’

Les parents des trois adolescents tués en juin évoquent leur nouvelle initiative visant à mobiliser l'esprit d'unité de la nation

Des bougies placées sur la Place Rabin de Tel-Aviv, après le meurtre, le 12 juin 2014, d'Eyal Yifrach, Gilad Shaer et Naftali Fraenkel (Crédit : Tomer Neuberg / Flash90)
Des bougies placées sur la Place Rabin de Tel-Aviv, après le meurtre, le 12 juin 2014, d'Eyal Yifrach, Gilad Shaer et Naftali Fraenkel (Crédit : Tomer Neuberg / Flash90)

JTA – Il y a un an, nos familles ont été plongées dans un cauchemar qui allait au-delà de tout ce que nous aurions pu imaginer.

Nos fils, Eyal Ifrach, Gil-ad Shaer et Naftali Fraenkel, avaient été enlevés en rentrant de l’école. Pendant 18 (Haï) jours, nous étions quelque part entre le désespoir et l’espoir tandis que nous priions pour leur retour à la maison sain et sauf.

Tragiquement, ce retour à la maison n’est jamais arrivé. Nos garçons ont rejoint les milliers de Juifs qui avant eux ont perdu leur vie en tant que Juifs et au nom de notre ancienne patrie.

Pendant cette période d’incertitude, nous avions tous partagé un sentiment intense d’unité différent de ce que notre peuple avait connu ces dernières années. Le message « Bring Back our Boys » [‘Ramenez-nous nos garçons’] a touché des gens de tant de milieux et d’endroits différents.

Le sentiment de solidarité, d’appartenance et le besoin de prendre soin les uns des autres ont pris encore plus d’ampleur pendant les funérailles et la shiva. Et aujourd’hui, nous sommes incroyablement inspirés par les actions que des gens ont mené pour garder cet état d’esprit en mémoire de nos garçons.

Au cours de la shiva, nos maisons ont débordé de visiteurs qui cherchaient à nous offrir du réconfort et, ainsi, de nombreuses conversations se sont démarquées.

Mais c’est lors d’une conversation avec le maire de Jérusalem, Nir Barkat, qui s’était rendu dans chacune de nos maisons, que la graine d’une idée a éclos et nous savions qu’il était nécessaire qu’elle soit développée. Il a dit que nous avions besoin de trouver un moyen d’exploiter l’esprit d’unité et de la maintenir en vie parce que cela serait l’héritage de nos fils.

Et l’idée du Unity Prize Jerusalem a été conçue.

Avec Barkat et une équipe professionnelle d’animateurs, nous avons fondé une organisation à but non lucratif nommée Mémorial Foundation for the Three boys [la Fondation du mémorial pour les trois garçons] destinée à mettre en valeur et à promouvoir le concept de l’unité juive qui a défini cette période.

Depuis l’annonce de la création du prix en janvier, nous avons reçu plus de 200 candidatures.

Le 3 juin, trois prix pour l’unité seront présentés lors d’une cérémonie historique organisée par le président de l’Etat d’Israël Reuven Rivlin. Les lauréats en provenance d’Israël et de la diaspora ont été choisis pour refléter au mieux l’idéal de rallier les Juifs de différents horizons au but commun de bâtir une communauté juive forte.

Mais nous avons également commencé à comprendre qu’aussi puissant soit le message du prix pour les Juifs, ce concept méritait d’être partagé avec le monde entier. Avec cette vision plus large, nous nous sommes lancé dans le concept du Jour de l’Unité.

Le 3 juin 2015, la date de premier anniversaire des enlèvements, servira de premier Jour de l’unité où les communautés juives partout dans le monde considéreront la valeur de l’unité et la façon de travailler encore plus dur pour combler les fossés évidents qui existent au sein de notre société.

Il ne fait aucun doute que ces divisions avaient faibli au cours de ces terribles jours il y a un an. Mais la tragédie ne peut pas être le principal catalyseur de l’unité. Au contraire, il nous incombe d’exploiter les leçons de cette période pour construire une société meilleure.

Au cours de l’année, nous avons tous eu nos propres moments personnels pour réfléchir : où ces événements allaient-ils nous mener dans le futur ? En effet, nous avons tous nos réponses personnelles et nous savons que la route ne sera pas toujours facile. Mais nous savons aussi que ce chemin ne se fera pas seul. Grâce à la puissance des souvenirs d’Eyal, Gil-ad et Naftali, leurs décès nous ont réunis mais aussi leurs souvenirs.

Dans cet esprit, notre prière commune éternelle est que l’on ne se souvienne pas seulement d’eux en tant que victimes d’une tragédie brutale mais aussi de trois garçons « normaux » qui ont réussi à rassembler une nation entière. Que les souvenirs d’Eyal, Gil-ad et Naftali nous inspirent tous à vivre vraiment comme un seul peuple avec un seul cœur.

Cet article a été écrit par Iris et Ori Ifrach, Rachelli et Avi Fraenkel, et Bat-Galim et Ofer Shaer, les parents d’Eyal Ifrach, Gil-ad Shaer et Naftali Fraenkel.

Pour en savoir plus à propos du Jour de l’Unité et pour vous impliquer, visitez le site Jerusalem Prix Unity.

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